Elles défilaient déjà dans les années 1990, et défilent encore en 2021

Le 26 septembre, Kate Moss etAmber Valletta (47 ans) tout comme Naomi Campbell (51 ans), font sensation sur le podium du défilé Versace by Fendi – Fendi by Versace. Une nouvelle preuve que les mannequins des années 1990 ont toujours une place dans l’industrie de la mode. Dont elles parviennent même à bousculer les standards de beauté.

La grande époque des supermodels, ce sont elles. Elles ont inventé ce concept de femmes sculpturales, maîtresses de leur destin, aussi à l’aise en Une des magazines que sur les podiums. Des stars pami les stars qui ont fait rêver plus d’une génération. Elles prouvent aussi, décennie après décennie, que le mannequinat doit toujours compter avec elles. Car si la jeunesse prime sur les podiums, il semblerait que la retraite ne soit pas obligatoire passée la trentaine. Et celles qui incarnaient une beauté aux critères bien différents de ceux d’aujourd’hui, assument les années qui passent. Mieux, Claudia, Naomi et consorts en font leur plus bel argument face à cette jeunesse (un peu trop) triomphante sur le catwalk.

Amber Valletta et Kate Moss sur le podium du défilé Versace by Fendi – Fendi by Versace, le 26 septembre 2021 à Milan.

En vidéo, le défilé Fendi printemps-été 2021

Kate Moss et Naomi Campbell avait déjà répondu à son invitation pour la collection Vuitton homme printemps-été 2018. On notera aussi la présence d’Esther Cañadas ou Helena Christensen chez Balmain lors de la collection automne-hiver 2020-2021. Ainsi que celle d’Audrey Marnay, la « Kate Moss » française comme on la surnommait dans les années 1990, chez Lanvin la même saison.

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Cette tendance reflète une évolution d’importance dans les campagnes des maisons de couture mais aussi des marques au sein de l’univers de la beauté. Jane Fonda et Isabelle Adjani s’affichent dans les campagnes L’Oréal, Monica Bellucci a posé pour Nivea (tout en continuant de défiler régulièrement pour Dolce & Gabbana)… En janvier 2020, le bureau de tendances Carlin nous parlait d’«ouverture du prisme» et du fait que «l’idée de bien vieillir faisait écho à une question sociétale». Un phénomène qui devrait encore s’accélérer avec les effets du confinement où chacun a dû/pu apprendre à mieux s’accepter au naturel.

Publié en octobre 2010, cet article a fait l’objet d’une mise à jour

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