365 Jours – Tome 1 (Extrait 5) : Laura retrouve Olga et lui doit de nombreuses explications

Après quelque temps, Laura retrouve sa meilleure amie Olga. Si cette dernière s’attendait à de grandes révélations, elle devra patienter encore un peu avant de comprendre la situation…

Laura, putain ! crie Olga en se jetant dans mes bras. Je vais te tuer, je pensais qu’on t’avait enlevée. Rentre, ne reste pas plantée là !

Elle m’attrape le bras et me tire à l’intérieur.

Je suis désolée… je devais…

Je ne sais pas quoi dire, mes yeux se remplissent de larmes.

Je sens qu’il faut qu’on boive un coup.

Quelques minutes plus tard, nous sommes assises sur le tapis, une bouteille de vin entre nous. Elle commence :

Martin est passé. Il a demandé de tes nouvelles, puis m’a raconté ce qui s’est passé. Tu as disparu, tu as laissé une lettre. Apparemment, tu es rentré avant lui et tu as déménagé. Mais Lari, bordel, qu’est-ce qui t’est arrivé ? Je voulais t’appeler, mais je savais que tu allais le faire toi, le moment venu.

Je la regarde en buvant une gorgée.

J’en avais marre de son comportement. Et en plus, je suis tombée amoureuse. (Je lève les yeux vers elle.) Ça va te paraître ridicule, mais je ne veux pas en parler tout de suite, il faut que je me réorganise.

Je sais qu’elle sait que je mens. Mais c’est mon amie, elle comprend lorsque je ne veux pas parler de quelque chose.

Ok, répond-elle, un peu irritée. C’était comment ? C’était bien ? Tu as un endroit où habiter ? Tu as besoin de quelque chose ?

Je loue un grand appartement à un ami. Il devait partir rapidement et voulait le laisser à quelqu’un de confiance.

Elle ne lâche pas le morceau.

Top, c’est le plus important. Et le travail ?

J’ai quelques propositions, mais pour l’instant je veux me concentrer sur moi-même, j’explique en jouant avec mon verre. Il faut que je mette mes idées au clair et tout ira bien. Je peux dormir ici ? Je ne veux pas conduire en ayant bu.

Elle explose de rire, puis me fait un câlin.

Bien sûr ! Tu as une voiture ?

Je l’ai récupérée avec l’appartement, je dis en me servant un autre verre.

On reste assises comme ça jusque très tard dans la nuit. Je lui parle de la Sicile, la nourriture, de l’alcool et des chaussures.

Après avoir terminé une autre demi-bouteille, elle demande :

Ok, et lui ? Dis quelque chose, sinon je vais devenir folle.

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