« Allô CSA ? » : pourquoi l’allocution d’Emmanuel Macron a beaucoup agacé ses adversaires

Quelques instants après la diffusion de son allocution télévisée, Emmanuel Macron s’est retrouvé dans le viseur de nombreuses personnalités politiques, l’accusant d’utiliser ses moyens présidentiels pour faire campagne pour 2022.

Un véritable déferlement s’est abattu s’est abattu sur Emmanuel Macron. Au lendemain de son allocution télévisée, plusieurs candidats à l’élection présidentielle 2022 ont regretté que le temps de parole du chef de l’État soit utilisé, selon eux, pour faire un bilan et dévoiler, peut-être, les premiers projets d’un second quinquennat. « Allo, CSA ! Pensez à mettre à jour votre décompte des temps de parole« , a interpellé Xavier Bertrand, candidat Les Républicains (LR), selon le Huffington Post, ce mardi 9 novembre. Un autre membre de la droite, le député Julien Dive, a lui aussi décidé de faire appel au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel : « 2 minutes de discours, chrono en main. Un tiers du temps dans un rôle de président qui s’adresse sur la crise sanitaire, et deux tiers du temps utilisé comme candidat de campagne », s’est agacé ce dernier sur Twitter.

Pourtant, le locataire de l’Élysée ne s’est pas encore officiellement prononcé en faveur d’un second mandat. Il fait donc partie des candidats potentiels à la prochaine élection présidentielle, à l’instar du polémiste Éric Zemmour. Cependant, alors que le top départ a été donné aux premiers débats politiques en vue de cette élection, les opposants de l’actuel président se sont échauffés : « Il y a eu clairement une instrumentalisation de la crise Covid pour faire un discours de campagne (…) Emmanuel Macron (…) utilise tous les moyens de la République pour faire campagne », a analysé Valérie Pécresse, ce mercredi 10 novembre, sur les ondes de France Inter.

Derniers a »vertissements avant une guérilla politique ?

Du côté du Rassemblement national (RN), les accusations sont même allées plus loin : « Emmanuel Macron s’est offert un 20 Heures, avec l’argent des Français et sur le dos de la crise sanitaire », s’est énervé Edwige Diaz, membre du RN. Tous dénoncent une entrée dans la course à l’Élysée dissimulée. Jean-Luc Mélenchon, patron des Insoumis, a lui, au contraire, rappelé qu’Emmanuel Macron « a le droit » d’utiliser de tels procédés, en expliquant, tout de même, son amertume : « On a l’impression de participer à une primaire dont il serait le seul candidat », a-t-il regretté, comme l’a rappelé le Huffington Post.

Suite à ce florilège de réactions, le gouvernement, au travers de la voix de Gabriel Attal, son porte-parole, a tenu à apaiser la situation. Profitant d’une interview sur franceinfo ce mercredi 10 novembre, le plus jeune membre du gouvernement a expliqué : « C’est évidemment normal que le Président s’exprime sur tous les sujets qui sont au cœur de la vie et des inquiétudes des Français dans un contexte de crise sanitaire. »

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Agence / Bestimage

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