Attentat terroriste à Vienne : Roberto Alagna raconte sa nuit d'horreur

Roberto Alagna se produisait à l’opéra de Vienne lorsque la capitale autrichienne a été la cible d’une attaque terroriste. Interrogé par Le Parisien, mardi 3 novembre 2020, le ténor est revenu sur cette nuit qui l’a laissé sous le choc.

Restez informée

Lundi 2 novembre 2020, la ville de Vienne a été frappée par une attaque terroriste. Une nuit d’horreur pendant laquelle Roberto Alagna se produisait avec sa femme, la soprano polonaise Aleksandra Kurzak, à l’opéra. Le ténor franco-italien de 57 ans a appris la terrible nouvelle “entre deux scènes“, comme il l’explique dans un entretien accordé au Parisien, mardi 3 novembre 2020. “J’ai reçu un SMS d’un cousin qui me mettait en garde contre une fusillade dans Vienne. Il y avait des photos de policiers antiterroristes juste au pied du théâtre, sous ma loge. Forcément c’était inquiétant.”

Roberto Alagna confiné à l’opéra pendant l’attentat

Pour autant, Roberto Alagna a fait le choix de rien dire à personne. “Nous devions finir la représentation – c’était la dernière de Paillasse avant le confinement en Autriche – et elle était filmée“, explique-t-il. C’est à la fin du spectacle que le directeur de l’opéra de Vienne a annoncé qu’un attentat était en cours. “Pendant les applaudissements, il est monté sur scène et a demandé à tout le monde de rester dans le théâtre. On a entendu des cris mais la police est arrivée et cela s’est vite calmé. Entre les spectateurs, les musiciens de l’orchestre et les choeurs, il y avait plusieurs centaines de personnes confinées, dont des enfants à qui on a distribué des couvertures pour qu’ils dorment. Les musiciens sont restés dans la fosse et ont joué pour faire patienter tout le monde. On se serait cru dans le Titanic.”

Roberto Alagna et son épouse ont été autorisés à quitter les lieux à 2h30 du matin. “Avec ma femme, nous sommes rentrés à l’appartement en voiture. Dans le centre-ville, il y avait des barrages de policiers partout, on avait l’impression d’être en état de siège, en guerre. On a basculé de la distraction à l’horreur. C’est terrible de vivre ça“, confie le ténor sur cette nuit qu’il n’est malheureusement pas près d’oublier.

Source: Lire L’Article Complet