Barack Obama se confie sur sa paternité : "Voir grandir mes filles a été la plus grande joie de ma vie"

Dans un post Instagram, l’ancien président des États-Unis explique comment l’absence de son père l’a poussé à se dépasser pour ses deux filles Malia, 22 ans, et Sasha, 19 ans.

Pour Barack Obama, sa mission de père a été aussi importante que celle de chef d’État. C’est en tout cas ce qu’il affirme dans un message publié sur Instagram, samedi 14 novembre. «Le fait que mon propre père ait été beaucoup absent durant mon enfance m’a permis de savoir quel genre de père je voulais être», confie l’ancien président des États-Unis, aujourd’hui âgé de 59 ans. «À la naissance de Malia, je me suis fait la promesse que mes enfants me connaîtront, qu’ils grandiraient en ressentant mon amour avec intensité et constance, et en sachant que je les mettrais toujours au premier plan.»

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En 1963, le père de Barack Obama avait décidé de quitter sa famille pour étudier l’économie à l’Université d’Harvard. Dans son autobiographie Rêves de mon père, parue en 1995, l’ancien président des États-Unis évoquait déjà ce manque profond.

Concilier la présidence avec sa famille

Barack Obama, son épouse Michelle et leurs deux filles. (Washington, le 23 août 2015.)

Malgré les défis qu’a représentés la présidence, Barack Obama maintient qu’il a tenu à dîner chaque soir avec sa famille. Et ce, pendant ses huit années au pouvoir. «Je me suis assuré de dîner avec Michelle, Sasha et Malia tous les soirs à 18h30. Nous prenions de bons repas et nous rattrapions la journée. C’était l’un des meilleurs aspects de la vie», assure-t-il. «Les voir grandir et devenir les jeunes femmes intelligentes, fortes et empathiques qu’elles sont devenues a été la plus grande joie de ma vie.»

Il fût un temps où Malia et Sasha étaient juste filles de sénateur. Elles avaient 6 ans (Malia, à droite) et 3 ans (Sasha, à gauche). (Chicago, 2 novembre 2004.)

Très vite, elles débutent une longue campagne avec leur père, candidat à l’élection présidentielle de 2008. (Des Moines, Iowa, 16 août 2007.)

Sur les scènes immenses des meetings, devant les milliers de militants. Facile. (Des Moines, Iowa, 1er janvier 2008.)

En digne progéniture de Michelle Obama, elles mettent le feu, parfois. (Denver, 25 août 2008.)

C’est donc sans surprise que Barack Obama a décidé de dédier ses Mémoires, baptisés A Promised Land (Une terre promise aux Éditions Fayard), à sa famille. À paraître le 17 novembre, ce récit de 890 pages lève le voile sur le premier mandat du premier président noir des États-Unis.

Comme l’écrit le Journal du dimanche (JDD) qui dévoile en exclusivité les bonnes feuilles de l’ouvrage, Barack Obama cherche à mieux faire comprendre ce qui l’a amené à s’engager en politique, et essaie de remettre dans leur contexte les grandes décisions qu’il a prises entre janvier 2009 et juin 2011 : de la crise financière qu’il affronte dès ses premiers jours à la Maison-Blanche jusqu’à l’élimination d’Oussama Ben Laden. Il raconte aussi ses rencontres avec ses interlocuteurs étrangers : Angela Merkel, Vladimir Poutine qu’il ne juge pas «physiquement impressionnant», mais encore Nicolas Sarkozy qu’il décrit comme un «coq nain qui bombe le torse».

En vidéo – Barack Obama : douze moments émouvants d’une présidence hyper médiatisée

Invité exceptionnel de France 2

Dans le 27e et dernier chapitre, Barack Obama revient enfin sur la polémique née au printemps 2011 à propos de sa nationalité américaine et fortement alimentée par Donald Trump. «Mes conseillers et moi avions cru que, après en avoir fait leur beurre, les médias se lasseraient peu à peu de cette obsession pour ma naissance. Et pourtant, comme des algues dans une eau stagnante, les articles relatant ces élucubrations proliféraient un peu plus chaque semaine. Des émissions consacraient de longues plages à Trump et à ses théories», écrit-il, comme le rapporte le JDD ce dimanche.

À l’occasion de la sortie du premier tome de ses Mémoires, Barack Obama donnera une interview exceptionnelle à France 2, mardi 17 novembre. Ce grand entretien, mené par François Busnel et enregistré à Washington dimanche 15 novembre, sera diffusé à partir de 20h35, à la suite du journal de 20 heures.

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