Blanche Gardin : comment son père l’a sauvé de la vie dans la rue

L’humoriste Blanche Gardin n’a pas caché avoir eu une adolescence difficile. A 18 ans, elle a vécu dans la rue avec des punks à chien à Naples avant que son père ne vienne la chercher et ne la ramène au foyer familial. Un geste salutaire.

Depuis le 6 décembre, Canal+ diffuse « La meilleure version de moi-même » une série en neuf épisodes sous forme de faux documentaire conçue par Blanche Gardin et la mettant en scène ainsi que son compagnon le très controversé Louis CK et d’autres humoristes.

Si Blanche Gardin, 44 ans, est aujourd’hui une icône française récompensée d’un Molière de l’humour en 2018, elle n’a pas toujours été cette personnalité qu’on peut aller applaudir sur une scène et qui se singularise régulièrement via un travail d’écriture détonnant à la frontière de toutes les transgressions.

Comme beaucoup de comiques, son parcours est celui d’un clown triste. Elle confiait en février dernier au Figaro: « A 18 ans, j’ai fugué et pendant quelques mois, j’ai vécu avec des punks à chiens dans les rues de Naples. Mais en aucun cas je n’ai subi cette situation (…) Je suis partie volontairement de chez moi. En restant près de ma famille, je n’aurais pas réussi à être totalement libre. Il me fallait une grosse rupture. En rentrant de Naples, j’avais les cheveux rouges jusqu’aux fesses et des piercings partout « .

Une vie parsemée d’épreuves

A l’époque, son père, Bernard, professeur de linguistique, dont elle était très proche, finit par s’inquiéter. Il part la chercher en Italie où elle vit de mendicité, entourée d’une bande de drogués. Il la ramène après l’avoir convaincue, non sans mal, de réintégrer la maison. Blanche Gardin s’en félicitera et pour cause: « Six mois plus tard mon mec napolitain, héroïnomane, mourait d’une overdose. C’était le bon gros chaos cette période« . A 25 ans, hélas, la jeune femme vivra une terrible épreuve avec la disparition de ce père tant aimé emporté par un cancer en 2002 à l’âge de 62 ans.

S’ensuivra, pour la jeune femme, un séjour en hôpital psychiatrique où, après avoir appris qu’elle ne pourra pas avoir d’enfant, elle fera entre autres son deuil de la maternité mais qui sera néanmoins le terreau de sa renaissance personnelle. C’est dans cet hôpital précisément que Blanche, sauvée par son papa, trouvera la force d’écrire son premier one-woman-show « Il faut que je vous parle ». Transformant son lot de faiblesses et de défaillances en atouts.

Crédits photos : JACOVIDES-BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

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