« Ça patauge dans le pédiluve » : comment Anne Hidalgo se console de son retard dans les sondages

À la traîne dans les sondages, où elle n’obtient que 5 % des intentions de vote, Anne Hidalgo se réconforterait en observant la faible dynamique de ses concurrents de gauche, d’après L’Opinion de ce jeudi 14 octobre.

Une victoire qui aura un arrière-goût amer. Ce jeudi 14 octobre, Anne Hidalgo devrait être intronisée officiellement comme la candidate du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2022. Les militants du parti devront choisir entre elle et Stéphane Le Foll, mais personne ne semble réellement douter de la victoire de la maire de Paris. Mais la campagne de la candidate est à peine lancée, qu’elle piétine déjà. Pour preuve, le score plutôt maigre d’Anne Hidalgo dans les sondages d’intentions de vote, où elle stagne aux alentours de 5 %, alors qu’un Éric Zemmour est crédité de 15 % d’intentions de vote. Début septembre, la maire de Paris affichait un score un peu plus haut : elle oscillait alors entre 7 et 9 %, rappelle l’Opinion ce jeudi 14 octobre.

L’exécutif socialiste ne veut pas céder à l’affolement devant un score si bas à sept mois de l’élection. La candidate se consolerait pourtant, selon l’Opinion, en comparant son score à celui des autres candidats de gauche : 7 % pour Yannick Jadot, qui a remporté sa primaire interne il y a seulement quelques semaines. C’est à peine mieux pour Jean-Luc Mélenchon, qui stagnerait autour des 10 %. Quant à Arnaud Montebourg, il se tient difficilement dans un espace réduit : entre 2 et 3 % de votes. Dans l’entourage de la candidate, on résume ces scores faibles d’une formule plutôt imagée : « ça patauge dans le pédiluve« , a ironisé un des proches d’Anne Hidalgo à l’Opinion.

« Les sondages, c’est juste du bullshit »

Ce que l’ancien premier secrétaire du parti, Jean-Christophe Cambadélis, voit lui comme « un marasme global pour la gauche« . Pour l’ancien chef de file du PS, « Si les socialistes cherchent une dynamique à la Éric Zemmour, DSK ou Ségolène Royal, ils ne l’auront pas. Il faut construire pierre par pierre« , analyse-t-il. Mais pour Olivier Faure, actuel premier secrétaire, récemment reconduit à son poste, il ne faut pas être trop défaitiste, trop tôt. Il est très clair sur l’attitude à adopter : « Les sondages, c’est juste du bullshit, ça n’a aucun intérêt. On prend son mal en patience et on ne panique pas » assène-t-il. Comme un vœu pieux, adressé à l’ensemble de la gauche, et des militants socialistes.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

Autour de

Source: Lire L’Article Complet