Caroline Margeridon : “J’ai toujours été trompée” – INTERVIEW

Jeudi 4 novembre 2021, Caroline Margeridon publie son livre autobiographique, baptisé Libre !. A cette occasion, l’acheteuse phare de l’émission Affaire conclue a accepté de se confier lors d’une interview avec Femme Actuelle.

  • Caroline Margeridon
  • Sophie Davant

Figure emblématique des Puces de Saint-Ouen, et de l’émission Affaire conclue depuis 2017, Caroline Margeridon est devenue une véritable star du petit écran. Suivie par près de 115.000 internautes sur son compte Instagram, la blonde de 55 ans est connue pour ne pas avoir la langue dans sa poche. Et c’est justement son franc-parler typiquement basque qui a fait d’elle l’une des antiquaires préférées des téléspectateurs de France 2. À l’occasion de la sortie de son premier livre, une autobiographie sobrement intitulée Libre !, à paraître jeudi 4 novembre aux éditions Plon, Caroline Margeridon a accepté de se confier en toute franchise dans les colonnes de Femme Actuelle. Un entretien sans concession, mais toujours avec bonne humeur.

Femme Actuelle : Vous n’étiez pas très emballée par l’idée d’écrire un livre sur vous. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?
Caroline Margeridon :
C’est Gilles Cohen-Solal qui m’a contactée, et je lui ai demandé s’il ne s’était pas trompé de numéro ! Je lui ai répondu “même pas en rêve, je suis Bac -4, et en plus je trouve ça assez mégalo de parler de soi”. En riant, je lui ai même dit : “Mais qui va acheter ce bouquin, trois copinoux à moi et c’est tout” ! C’est lors d’un dîner avec la directrice des éditions Plon qu’ils ont finalement réussi à me convaincre. Ça a été comme une évidence, on s’est raconté nos vies jusqu’à quatre heures du matin, c’était génial. Le lendemain, j’ai reçu mon contrat.

Pourquoi avoir choisi une plume pour écrire à votre place ?
C.M. :
Quand je dis que j’ai Bac -4, c’est une expression, mais je serais vraiment incapable d’écrire un livre ! On m’a présenté Alexandre Fillon. Deux choses sympas sur lui : il s’appelle comme mon fils, et il est Breton. Les Basques et les Bretons sont des têtes de cochons, donc ils s’entendent assez bien. Ça a été un coup de foudre. Après m’avoir enregistré toute une journée, il m’a envoyé une cinquantaine de pages. Mais c’était terrible, je ne me reconnaissais pas du tout dans le livre. Donc j’ai ouvert mon ordi, je me suis piquée au jeu, et j’ai écris de 16h à 5h30 du matin !

Quelle a été la plus grande difficulté dans l’écriture de ce livre ?
C.M. :
Étonnamment, j’ai vraiment adoré l’écriture. Le plus dur a été la fin du livre, le dernier chapitre. Je ne suis pas tante Irma, donc je ne savais pas quoi dire sur l’avenir. Surtout que, depuis que je l’ai fini à la fin de l’été, j’ai déjà plein de nouveaux projets. Ce livre est un peu mon troisième bébé, j’ai mis neuf mois jour pour jour à l’écrire. C’est drôle !

« Une femme m’a mis une fourchette sous la gorge »

Dans cette autobiographie, vous vous confiez sur tous les aspects de votre vie. Ne craignez-vous pas les conséquences d’une telle transparence sur votre intimité ? Même Sophie Davant révélait, dans nos colonnes, avoir “peur” pour vous
C.M. :
Non, je suis un livre ouvert et j’adore le partage. Je serais incapable d’arrêter de communiquer sur les réseaux sociaux. Il y a une bienveillance incroyable chez les gens qui me suivent. J’assume totalement ma vie, et mes 115.000 followers sont hyper actifs. Sophie [Davant] m’avait dit : “Un jour, tu seras blessée par ce que les gens disent de toi.” Je dois avoir 0,01 % de personnes qui disent du mal de moi. Et je les laisse faire, j’adore ça, parce qu’ils se font allumer par mes followers !

Est-ce justement une façon de vous protéger d’éventuelles rumeurs ?
C.M. :
Oui complètement. Les radio-trottoirs, je déteste ça. Je préfère dire avant qu’on raconte. Il y a quelqu’un qui faisait notre émission Affaire conclue, dont je tairais le nom, qui est toujours en train de me dégommer. Je n’ai jamais répondu aux attaques de ce fou. Un jour, cette espèce de barje en manque de notoriété a même essayé de vendre des photos de moi et de mon compagnon. Étonnamment, étaler sa vie, c’est la protéger.

Vous dites avoir souffert du regard des femmes sur vous au cours de votre vie. Pourtant, maintenant, la majorité de votre communauté est composée de femmes !
C.M. :
Quand j’étais jeune, c’était compliqué. Les femmes étaient assez dures avec moi. Moi j’aime les gens, et souvent, au lieu de dire “au revoir”, je dis “je t’aime”. Alors dites ça à un homme marié devant sa femme… C’est horrible ! Je fais ça depuis que je suis petite, et au début, les femmes se disaient “c’est qui celle-là ?”. Je me souviens encore de Linda Campion, l’épouse de Marcel Campion, le roi des forains, qui m’a mis une fourchette sous la gorge lorsque j’ai sauté au cou de son mari devant elle ! [rires] Pourtant, les hommes ne m’ont jamais draguée. Mais alors, jamais. Et tant mieux, ça m’arrange grave. Le regard des hommes peut être très glauque. J’ai cette image qui m’a toujours collé à la peau, et j’ai réussi à la travailler pour m’en servir.

« Quand j’ai découvert que le père de mes enfants m’avait trompée, j’ai couru chez mon gynécologue »

Vous évoquez également votre compagnon actuel, Pascal, dont vous révélez le prénom pour la première fois. Pouvez-vous nous parler un peu de votre relation, que vous qualifiez de “compliquée”
C.M. :
Le pauvre, je l’appelle PP, pour Pascal Pétanque, parce que c’est comme ça que je l’ai connu. Je vous rassure, il déteste ça ! [rires] Il est totalement à l’inverse de moi. Je suis tactile, je suis très câline, et lui pas du tout. Ça me traumatise, ça me rend dingue. Je parle à tout le monde, et il a tendance à m’attraper quand je parle à quelqu’un. Je déteste. C’est ça qui est un peu conflictuel, mais ça me fait marrer. J’ai envie de l’étrangler quinze fois par jour, mais sinon tout va bien !

Vous vous livrez comme jamais sur les infidélités de vos anciens partenaires. Pourtant, vous dites n’avoir jamais cessé de croire en l’amour…
C.M. :
Manque de pot, j’ai toujours été trompée, donc je m’attends à ce que le prochain me trompe aussi. Mais mes hommes sont tellement bêtes, qu’ils se font toujours choper ! Quand j’ai découvert que le père de mes enfants m’avait trompée, j’ai couru chez mon gynécologue. Je lui ai dit : “Gérald m’a trompée avec tout le monde, j’ai peur d’avoir le sida.” J’ai des amis qui en sont morts, ça m’a beaucoup traumatisée. Mes enfants avaient presque des boîtes de capotes dans leurs couffins ! L’infidélité, c’est quelque chose qui pourrait me tuer. C’est aussi pour ça que ma relation avec PP est compliquée, je suis très dure maintenant. Je me dis, jamais deux sans trois. Je me suis créé une carapace, mais je continue de croire en l’amour. Je sais que ça peut m’arriver, et ça me fera de moins en moins mal.

Vous mentionnez votre grande amitié avec Sophie Davant. Comment se fait-il que vous ayiez noué de tels liens, tandis que certains acheteurs ne font que la croiser sur le tournage ?
C.M. :
Pendant les deux premières années, je n’ai fait que la croiser. Mais un jour, lors du tournage d’un prime, quelque chose ne m’a vraiment pas plu et j’ai voulu partir. Folle de rage, je suis montée dans ma voiture, mais je me suis aperçue que j’avais laissé mon sac dans la loge. C’est là que Sophie a fait barrage. Je me suis mise à hurler en demandant à tout le monde de me foutre la paix. On s’est expliquées, mais je suis quand même partie. Et ensuite, elle m’a appelée tous les jours pour me demander de revenir. C’est comme ça qu’on est devenues très amies. On m’avait dit qu’elle était assez froide, mais pas du tout. Elle est drôle et, je crois, très timide. Elle vient souvent chez moi, on refait le monde, on se raconte nos vies.

« Je n’aime pas tous les acheteurs d’Affaire Conclue »

Vous parlez de la “grande famille Affaire Conclue”, n’y a-t-il jamais de tensions en coulisses ?
C.M. :
Ceux avec qui il y a des tensions, je considère qu’ils n’existent pas. Bien sûr que je ne les aime pas tous. Il ne faut pas perdre son énergie à se battre contre des gens inintéressants. Il faut la garder pour ceux qu’on aime.

Vous ferez bientôt vos débuts au théâtre… Stressée ?
C.M. :
C’est comme le livre. Je n’étais pas du tout stressée en l’écrivant, mais le jour de la présentation sera certainement l’un des plus effrayants de ma vie ! Je pense que je vais faire caca dans ma culotte, je commence vraiment à avoir la pétoche. J’ai peur qu’il ne plaise pas. La pièce, j’imagine que ce sera la même chose. Je pense que je vais m’éclater pendant les répétitions, mais le jour de la première, je vais certainement me sauver en courant ! Mais c’est aussi ce que j’aime, le risque. Et le contact direct avec le public. On m’a proposé de faire un film, mais ce n’est pas vraiment se mettre en péril.

Que savez-vous de la liaison de votre mère avec Johnny Hallyday ?
C.M. :
Ils sont restés trois ans ensemble, bien avant ma naissance. C’est ma grand-mère qui me l’a raconté, elle a vendu la mèche. Toutes les chansons de Johnny, je les connais par cœur, on écoutait que ça ! J’imagine que René Margeridon [son père, qu’elle appelle toujours pas son nom, ndlr.] ne devait pas du tout apprécier. Ce qui est drôle, c’est qu’il s’est ensuite marié avec Sylvie Vartan, qui était complètement à l’antithèse de ma mère.

« J’assume d’avoir fait de la chirurgie esthétique »

Vous étiez à l’école avec la princesse Stéphanie de Monaco qui, selon vos dires, était tout aussi friande de bêtises que vous…
C.M. :
Je l’adorais, parce que les bonnes sœurs se concentraient sur elle et je pouvais faire mes bêtises tranquillement ! [rires] Un jour, elle a débarqué et elle a balancé cinq petits chiens dans la cour de l’école. Elle m’éclatait. Malheureusement, je ne suis pas restée en contact avec elle. Si j’avais vraiment été amie avec Stéphanie de Monaco, je crois que je serais partie en cacahuète direct ! Deux ados qui font tout ce qu’elles veulent, oulala… Heureusement que j’avais mes copains un peu coincés qui me protégeaient.

Avez-vous d’autres projets inattendus ?
C.M. :
Ah oui, j’ai un scoop ! Vous allez rire. Je vais créer une marque de cosmétiques à base de CBD. Moi qui suis totalement anti-drogue, je vais vous en mettre sur le visage ! Ça fait un an et demi que je travaille dessus avec une entreprise suisse, et des médecins. Mes fans me demandent souvent des conseils pour entretenir leur peau. Moi j’assume d’avoir fait de la chirurgie esthétique, je suis pour bien vieillir. Mais il me tarde quand même d’être grand-mère !

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