“Ce n’est pas forcément de moi qu’il devra se méfier” : Edouard Philippe cash sur Emmanuel Macron

Alors que les macronistes le soupçonnent de vouloir doubler Emmanuel Macron, Edouard Philippe clame sa loyauté. Dans les colonnes de Paris Match, l’ancien Premier ministre a toutefois mis en garde le président de la République sur son entourage.

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  1. Édouard Philippe


  2. Emmanuel Macron

Amis ou rivaux ? Meilleurs ennemis ou alliés ? Entre Emmanuel Macron et Edouard Philippe, les liens seraient compliqués. Ancien Premier ministre du chef d’État, le maire du Havre est désormais dans la ligne de mire des macronistes. Doivent-ils se méfier de son mouvement Horizons ? Après Matignon, on le suspecte de viser l’Élysée. En attendant, c’est l’Assemblée nationale qui est convoitée. S’il soutient le président de la République depuis la première heure, l’ancien Républicain n’en est pas moins ambitieux selon l’entourage de ce premier.

Pourtant son projet du moment est de voir Emmanuel Macron obtenir la majorité ce dimanche 19 juin. Pour l’y aider, il a rameuté « de nombreux maires de villes grandes et moyennes » sous la bannière de la majorité présidentielle : Ensemble, rapporte Paris Match. Alors quand on le soupçonne de mener une double campagne, pour Emmanuel Macron et pour lui, Edouard Philippe lance : « Ce n’est pas forcément de moi qu’il devra se méfier en termes de loyauté« . Une allusion à Bruno Le Maire qui inquiéterait en interne, l’actuel président de la République ?

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Edouard Philippe, « loyal et libre »

« Loyal et libre », Edouard Philippe précise que sa formation n’est pas « une machine à laver d’anciens LR… Je propose la construction d’une aventure collective, avec ceux qui le souhaitent ». Quant à Emmanuel Macron, il souligne son courage parce qu’il « faut être prêt pour se lancer dans l’aventure présidentielle ». « C’est très dur de devenir président. Et c’est encore plus dur de l’être ! Cela m’est apparu quand j’étais à Matignon. Et on l’a vu pendant la campagne. Des candidats n’étaient pas prêts. Certains pensaient que c’était une grosse élection locale. Une présidentielle, ce n’est pas une différence de degré. C’est une différence de nature« , lance-t-il à nos confrères.

S’il soutient Emmanuel Macron, n’est-il pas en train de se préparer de son côté pour 2027 ? Le président de la République aurait déjà son avis sur la question. Pour lui, son ancien bras droit « lui doit tout » et ne voit pas en lui un successeur, raconte un conseiller de l’Élysée. Ce à quoi, le principal intéressé répond « qu’il n’y a pas d’héritiers en République ».

Crédits photos : Dominique Jacovides

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