Cédric Jubillar : le rituel des gardiens de prison qui risque de le faire craquer

Le 21 septembre 2021, Me Jean-Baptiste Alary, l’un des trois avocats de Cédric Jubillar, s’est confié à Femme Actuelle sur l’incarcération de son client pour « homicide volontaire sur conjoint ». Il évoque notamment l’un des rituels des surveillants pénitenciers à la prison de Seysses.

  • Delphine Jubillar

Un quotidien pénitencier pesant. Le 21 septembre 2021, trois mois après l’incarcération de Cédric Jubillar, soupçonné d’avoir tué sa femme Delphine le 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, la chambre de l’instruction de Toulouse a de nouveau refusé sa demande de remise en liberté pour des « raisons de sécurité ». Un troisième échec pour Mes Emmanuelle Franck, Alexandre Martin et Jean-Baptiste Alary, les trois avocats de Cédric Jubillar, qui continuent d’affirmer que les éléments à charge cités par le procureur sont irrecevables. À cette occasion, Me Jean-Baptiste Alary a accepté d’en dire davantage à Femme Actuelle sur le placement en détention de son client, qui ne perd pas espoir de revoir un jour ses deux enfants, Louis et Elyah. Une détention rythmée par un rituel précis des pénitenciers qui a tendance à agacer le détenu…

« Ses conditions de détention sont terribles »

Comme l’a révélé Me Alary à Femme Actuelle, Cédric Jubillar prend son mal en patience et fait confiance à la justice depuis sa cellule à la prison de Seysses : « Cet isolement, qui semble être utilisé comme moyen de pression psychologique, eh bien, il fait avec. Il a abandonné son combat de confort personnel pour autre chose », a expliqué l’avocat Tarnais, assurant par ailleurs qu’aucun comportement suicidaire n’avait été suspecté. Interrogé sur le comportement de Cédric Jubillar en prison, Me Jean-Baptiste Alary évoque le rituel des gardiens qui pèse sur le moral de son client : « Bien sûr que ses conditions de détention sont terribles. Toutes les heures, on allume la lumière de sa cellule pour vérifier qu’il est encore là, comme s’il pouvait s’évaporer ».

Pour autant, l’époux de Delphine Jubillar, qui risque la prison à perpétuité pour le meurtre de sa femme, continue de plaider son innocence : « Il continue de me dire : ‘Dans la mesure où je suis innocent, je vais tenir debout. Même si je suis accusé, je resterai debout. Ce n’est pas parce que l’on m’accuse que je changerai de position. Je n’ai rien fait. Rien fait du tout. Accusez-moi tant que vous voulez, je tiendrai debout, point.' » Pour l’heure, Cédric Jubillar est toujours présumé innocent.

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