Christophe Castaner et Marine Le Pen : la passe d’armes continue

En cas de duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, au second tour de la prochaine présidentielle de mai 2022, Christophe Castaner soutiendra le leader de la France Insoumise, a affirmé le patron des députés marcheurs, ce mercredi 3 mars, sur Europe 1.

A propos de

  1. Christophe Castaner

  2. Marine Le Pen

Christophe Castaner défend l’idée de “front républicain” contre le Rassemblement national (RN). Au micro d’Europe 1, le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale a confirmé son intention de soutenir Jean-Luc Mélenchon, en cas de duel entre le patron de la France insoumise (FI) et Marine Le Pen, au second tour de la prochaine présidentielle de mai 2022. Selon l’ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Luc Mélenchon “n’est pas un ennemi de la République”, a-t-il soutenu ce mercredi 3 mars auprès de Sonia Mabrouk. Cette déclaration fait référence à une précédente interview, dans les colonnes du Parisien le 14 février dernier, où l’ex-premier flic de France avait taclé la politique de la présidente et députée frontiste, seule candidate déclarée avec Jean-Luc Mélenchon dans la course à l’Élysée. “Marine Le Pen, par son discours de stigmatisation permanente, d’affaiblissement de nos valeurs, est une ennemie de la République”, avait alors martelé l’ancien ministre.

Pour Christophe Castaner, il existe une “vraie différence” entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. “Contrairement à lui [Jean-Luc Mélenchon, ndlr], j’ai souvenir du soir du premier tour de la présidentielle où lui n’a pas été capable de faire la différence entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, moi je soutiendrai à ce moment-là Jean-Luc Mélenchon… Mais c’est une hypothèse assez peu probable.” Dans le même temps, l’ancien ministre fait également la différence entre les adversaires politiques et les ennemis de la République, car “ça s’appelle le front républicain”. Et d’ajouter, catégorique : “Ceux qui abandonnent le front républicain font le lit du Front national”. Aux élections régionales de 2015, Christophe Castaner avait lui-même retiré sa candidature socialiste lors de l’entre-deux-tours afin de faire barrage à la candidature de Marion-Maréchal Le Pen, ce qui avait entraîné la victoire des Républicains en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

Un argument de “feignasse”

Ce mardi 2 mars, Marine Le Pen s’était exprimée au micro d’Europe 1 concernant les propos de Christophe Castaner auprès du Parisien. La présidente du Rassemblement national a profité de son invitation pour répliquer sur le même ton. “J’aimerais bien qu’il exprime des arguments, a-t-elle répondu, dans la matinale d’Europe 1. Je crois que c’est un argument de feignasse, voilà je le dis gentiment mais fermement.” Par la même occasion, la fille de Jean-Marie Le Pen a partagé son opinion concernant une éventuelle candidature d’Éric Zemmour à la présidentielle, une idée que semble mûrir le polémiste de CNews d’après plusieurs élus d’extrême-droite. “Rien ne m’inquiète, a affirmé la principale intéressée. Il faut que tous ensemble, nous nous mettions à travailler, à s’écouter pour avancer vers encore une fois, un projet pour la France.”

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : JB Autissier / Panoramic / Bestimage

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