Comment la « Queen » a fini par accepter Camilla, nouvelle reine consort

Jadis honnie par la presse britannique comme celle qui brisa le mariage entre le prince Charles et Lady Di, Camilla Shand, connue du grand public à la fin des années 70 sous son nom d’épouse Parker Bowles, s’apprête aujourd’hui à devenir reine consort du Royaume-Uni. Un futur couronnement que personne ne semble vouloir critiquer, Elizabeth II ayant pris soin de confirmer la duchesse de Cornouailles dans le rôle qui devait lui échoir lorsqu’elle ne serait plus de ce monde.

« Je souhaite sincèrement que, quand ce moment viendra, Camilla soit connue en tant que reine consort et poursuive son propre service avec loyauté », avait déclaré la défunte reine en février dernier, lors du discours marquant ses 70 ans de règne.

Mais il aura fallu un long travail de la part du prince Charles et de Buckingham Palace pour retourner l’opinion en faveur de l’épouse du roi Charles III, même après que la reine avait reconnu publiquement cette relation, ouvrant la porte à leur mariage en 2005.

Un lent processus

« Une femme qui symbolisait la disruption dans la famille royale symbolise désormais la stabilité, et ce, grâce à des efforts de relations publiques visant à changer ce récit », analyse le docteur Laura Clancy, experte des médias et autrice de Running the Family Firm, dans les colonnes de inews.

Le prince Charles a tout d’abord dû faire accepter sa compagne à ses enfants, les princes William et Harry, encore touché par le décès prématuré de leur mère, la princesse Diana, qui avait publiquement accusé Camilla d’avoir détruit son mariage. Et puis auprès de la reine, qui avait initialement refusé qu’il l’épouse, avant de lui présenter Lady Di. Ce fut ensuite au tour de Buckingham Palace de prendre le relais afin de changer l’opinion publique, acquise à la princesse de Galles.

Depuis son mariage avec Charles, Camilla s’est gardée de tout faux pas et a multiplié les actions en faveur de nombreuses bonnes causes et autres associations caritatives. Autant d’éléments qui ont permis d’asseoir sa légitimité, tandis qu’il paraîtrait insensé à quiconque de revenir aujourd’hui sur une des dernières volontés d’Elisabeth II. « S’y opposer serait aller à l’encontre d’Elizabeth II », ajoute l’historien royal Ed Owens.

La preuve que la reine avait fait en sorte que tout soit en place pour que sa succession ait lieu dans encombres.

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