Corinne Masiero : elle se confie sur les conséquences des multiples avortements qu'elle a subis

Corinne Masiero ne pratique pas la langue de bois. L’actrice de 57 ans s’est confiée dans les colonnes du numéro de décembre 2021 de Causette au sujet des trois avortements qu’elle a subis. Un sujet sensible mais dont elle parle avec beaucoup de liberté.

  • Corinne Masiero

Tout comme Barbara Pravi, la dernière représentante française du Concours Eurovision, Corinne Masiero a avorté trois fois. La comédienne de 57 ans, connue pour être une femme engagée, n’a jamais eu peur de parler de sujet sensible, à l’image de son éternel refus d’enfanter : « Pour rien au monde, je ne ferais un gosse. D’abord, vu la société dans laquelle on vit, que pourrais-je lui dire à part : ‘ Tu as vu où tu débarques, mon chéri, eh bien, démerde-toi !’ Et puis surtout, j’aurais trop peur qu’il me ressemble. Et moi, je ne suis pas un cadeau » révélait-elle auprès du magazine Elle en octobre 2018. Un discours qui semble cohérent avec les multiples avortements qu’a subis Corinne Masiero, ces quatre dernières décennies et dont elle parle ouvertement dans les colonnes du numéro de décembre 2021 de Causette.

Corinne Masiero : « À aucun moment je n’ai regretté. À chaque fois, c’est moi qui gérais le bazar »

« Ça a toujours été le flip de ma vie«  confie-t-elle concernant un premier avortement à l’âge de ses 15 ans tandis qu’elle était sous pilule contraceptive. Le jeune homme qui l’a « encloquée » à l’époque n’en a que faire. « Il m’a dit : ‘Fais comme tu veux.’ Ça m’a coupé le souffle. Moi je subissais toute l’angoisse d’avoir un truc en moi qui risquait de grossir et de briser ma vie, sans que j’aie les moyens de l’élever » révèle-t-elle. L’histoire s’est ensuite répétée une seconde fois, cinq ans plus tard, sans qu’elle n’ait jamais arrêté sa contraception. Dans le bloc, la situation est angoissante. « Après l’intervention, j’ai éclaté en sanglots. Je n’ai pas compris pourquoi, car c’était un soulagement » se souvient l’actrice tout en pointant du doigt « le personnel médical » qui « n’était pas du tout compatissant ».

Impossible toutefois de garder le bébé car elle n’était « ni physiquement ni mentalement en état d’éduquer quelqu’un« . Ter repetita : la jeune femme tombe encore enceinte à la vingtaine sans « culpabiliser« . « C’était un plan cul plus jeune, qui était un peu amoureux (…) Quand je me suis réveillée, (il) était là » indique-t-elle. Et de conclure : « À aucun moment je n’ai regretté. À chaque fois, c’est moi qui gérais le bazar. J’avais de la compassion venant de mes potesses, dont certaines étaient déjà passées à la casserole (…). Les personnes de sexe masculin, ça ne leur venait même pas à l’esprit d’en parler« .

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