Daniel Balavoine : qui est Corinne, la femme qui l’a apaisé ?

En 1981, cinq ans avant sa mort le 14 janvier 1986, Daniel Balavoine rencontre Corinne, son grand amour et mère de ses enfants. Mais qui est cette femme qui a changé sa vie ?

C’est au cours d’une manifestation sur l’esplanade de la Défense que Daniel Balavoine croise le regard de Corinne Barcessat, il a 28 ans et elle va changer sa vie à tout jamais, lui offrir ce grand amour dont il rêvait tant. Elle a la peau mat et le regard puissant, une chevelure brune envoûtante, le chanteur français tombe immédiatement sous le charme de cette jeune femme juive marocaine.

A cette époque, le jeune homme batifole, il est connu pour être un homme à femmes qui enchaîne les conquêtes. Il n’en est pas heureux, il confie alors : “J’installe les gens, je les fais rêver, je leur dis des choses sincères et je me laisse piéger par les usures et les habitudes. Et je ne veux plus que ça arrive. Parce que c’est une injustice profonde.” Il y a bien eu une union devant le maire, plusieurs années auparavant, avec une Polonaise, mais Balavoine a 20 ans, et l’histoire ne tient pas. Corinne va tout changer.

Il écrit pour elle L’Aziza

Ce n’est que quelques mois plus tard que leur histoire débute vraiment. Un hasard, ils se croisent à nouveau alors que le chanteur enregistre son albumVendeur de larmes. Elle travaille dans la musique. Ni une, ni deux, Daniel lui déclare sa flamme. Ils tombent tous deux très amoureux, deviennent inséparables et s’extraient de la vie médiatique parisienne pour vivre leur idylle à l’abris des regards.

En 1984 leur union se concrétise par l’arrivée d’un bébé, un petit garçon que le couple prénomme Jérémie, qui naît le 15 juillet à Genève. Ce n’est pourtant pas de ce rêve de paternité devenu réalité que découle sa célèbre chanson : Mon fils, ma bataille, déjà écrite et parue en 1980. Mais pour cette femme, qu’il aime tant, il écrira l’année suivante en 1985 L’Aziza, sans doute son titre le plus connu. Cela veut dire “chérie”, en arabe, elle retrace leur rencontre. Cette période de sa vie est identifiée comme l’une des plus créatrices de sa carrière.

⋙ Mort de Daniel Balavoine : le témoignage bouleversant d’un technicien d’Europe 1, arrivé parmi les premiers sur le lieu du crash (VIDEO)

Tragique accident d’hélicoptère

Mais le conte de fée ne dure pas. Daniel Balavoine meurt soudainement dans un accident tragique d’hélicoptère alors qu’il rend visite à une étape du Paris-Dakar. L’homme de 33 ans a déjà couru le rallye à deux reprises, mais cette fois-ci, il y est pour une association humanitaire. Il va superviser l’installation de pompes à eau au Mali. Le 14 janvier 1986, tout s’arrête pour Daniel, laissant Corinne veuve, mère d’un petit garçon de 5 ans et enceinte de 4 mois de leur deuxième enfant, dont elle accouche en juin de la même année. Une petite fille, prénommée Joana.

Corinne est si anéantie par l’annonce brutale de la mort de son compagnon qu’elle ne parvient pas à assister aux funérailles le 20 janvier 1986. La suite continue de la mettre à l’épreuve. A la naissance de sa fille, elle doit se battre pour que l’enfant puisse porter le nom de son père. Elle obtient gain de cause après une bataille éprouvante. A propos de cet événement, Joana explique que, par chance, son père avait mentionné la seconde grossesse de sa bienaimée à quelques reprises à la presse avant son décès.

Corinne élève leurs deux enfants comme prévu avec Daniel : loin des médias et du showbizz. De manière générale, sa vie reste empreinte de discrétion, elle ne se confie pas sur son histoire avec le père de ses enfants. Elle reprend les activités humanitaires de l’interprète de Vivre ou survivre et devient finalement l’attachée de presse de France Gall, grande amie du couple. Dans les années 2000, elle refait sa vie avec le réalisateur et producteur de télévision Serge Khalfon. En 2014, elle co-signe un livre avec Cendrine Dominguez à propos de la maternité : Trois petits tours et puis les enfants s’en vont…Le syndrome du nid vide, aux éditions JC Lattès.

Crédits photos : BERTRAND RINDOFF PETROFF / BESTIMAGE

Source: Lire L’Article Complet