Elizabeth II prête à céder son trône ? Les signes se multiplient

De plus en plus d’indices laissent à penser que la reine d’Angleterre pourrait se mettre en retrait à compter de son 95e anniversaire. Instaurant une période de régence, elle laisserait sa place à son fils, le prince Charles.

Jamais la rumeur n’avait été aussi plausible : la reine Elizabeth II serait sur le point de tirer sa révérence. Après soixante-huit ans de règne, la souveraine britannique, qui a fêté ses 94 ans le 21 avril, confie de plus en plus de responsabilités à son héritier, le prince Charles. Si les spéculations vont bon train outre-Manche, elles ne datent pas d’hier. Depuis plusieurs années, le sujet alimente régulièrement les pages des tabloïds britanniques. Mais aujourd’hui, le contexte a changé et plusieurs éléments portent à croire que le moment serait venu pour la monarque de laisser sa couronne au vestiaire.

Premier indice : Sa Majesté la Reine aurait pris la décision de s’établir au château de Windsor de manière permanente. Comme le révèle le Times, la reine d’Angleterre s’éloigne de Buckingham Palace pour éviter autant que possible d’être contaminée par le coronavirus. À vrai dire, la pandémie de Covid-19 a considérablement rapproché Charles de Galles du trône. Et pour cause : Elizabeth II, qui déplace des foules sur son passage, serait bien trop exposée au virus lors de ses apparitions officielles. «Si elle attrape le virus, cela pourrait-être fatal et pourrait aussi mettre le prince Philip en danger», relevait en juin le biographe royal Andrew Morton dans les colonnes du Telegraph. «C’est terriblement triste mais je ne vois pas comment la reine pourrait reprendre son travail. Le Covid-19 ne va pas partir de sitôt et sera encore avec nous pendant des mois, si ce n’est des années», ajoutait-il.

En images, le prince Charles, une existence à l’ombre de la Couronne

La famille se rend régulièrement au château de Balmoral, en Écosse, pour des vacances royales. (La princesse Elizabeth avec Charles, le 28 septembre 1952.)

La tradition royale exige que Charles de Galles serve dans la marine et la Royal Air Force. (Yoevilton, le 20 octobre 1972.)

En tant que prince héritier, Charles passe désormais beaucoup de temps en visites officielles, comme ici avec la princesse Caroline de Monaco, en 1988 à Chambord.

Fils du prince Philip, duc d’Édimbourg, et de la reine Elizabeth II, le prince Charles naît le 14 novembre 1948 à Londres. (Le 18 juillet 1949.)

Charles se tient prêt

Deuxième indice et non des moindres : la cession de la «Home Farm», l’exploitation agricole biologique du prince Charles. Pour la presse britannique, cela ne fait aucun doute : cette annonce, survenue le 18 août, prouve que le fils d’Elizabeth II se prépare à sa montée sur le trône. Si les Anglais en sont si persuadés, c’est bien parce que le prince de Galles a passé près de trente ans à transformer cette ferme agricole de 365 hectares, nichée dans les vertes vallées du Gloucestershire au sud-ouest de l’Angleterre. Et en a fait l’un des fleurons de la culture bio en Grande-Bretagne.

Une date symbolique

Troisième indice : Elizabeth II a bientôt 95 ans. Et si l’on en croit les spécialistes de la monarchie britannique, la reine pourrait choisir de se mettre en retrait, lors de son prochain anniversaire. C’est en effet au même âge que son mari, le prince Philip, avait annoncé prendre sa retraite.

Pour autant, il ne serait pas question que la souveraine abdique. Il semble clair que jamais Elizabeth II n’abandonnera ses prérogatives royales : elle est reine du Royaume-Uni et mourra sur le trône. La souveraine a été ointe avec les saintes huiles par l’archevêque de Canterbury lors de son sacre le 3 juin 1953 dans l’abbaye de Westminster, et elle tient son rôle pour quasi sacerdotal. Il y a quelques années, elle avait tenu à réaffirmer que «sa mission dure toute la vie».

Néanmoins, certains spécialistes de la monarchie s’accordent à dire qu’il est probable que la reine «déclenche une période de régence». Un temps durant lequel elle donnerait à son fils «les pleins pouvoirs». «Un haut responsable m’a dit que la reine avait accordé beaucoup d’attention à la question de son décès et pensait que si elle était toujours en vie à 95 ans, elle envisagerait de passer le flambeau à Charles», écrivait en 2018 Robert Jobson dans son livre Charles at Seventy. Réponse dans quelques mois.

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