« Elle rentre dans le dur » : Roselyne Bachelot en difficulté

Au ministère de la Culture, Roselyne Bachelot multiplie les déconvenues. D’importants arbitrages liés à la Covid-19 ont été perdus, ce qui place la ministre de la rue de Valois dans une position délicate.

Le 6 juillet dernier, Roselyne Bachelot fait une entrée remarquée dans le nouveau gouvernement de Jean Castex. Celle qui avait pourtant fait savoir qu’elle avait fait un trait sur la politique avait été séduite par la proposition de gérer le ministère de la Culture. Mais depuis, la crise sanitaire est passée par là. Aujourd’hui, celle à la carrière atypique, qui n’a jamais eu sa langue dans sa poche peine à se faire entendre et rassurer un secteur culturel très touché par les dernières mesures imposées par le gouvernement. “Après une période d’euphorie où elle avait tout gagné, elle rentre dans le dur,” souligne un conseiller de l’exécutif dans les colonnes du Monde ce jeudi 5 novembre.

Il faut dire que Roselyne Bachelot a perdu plusieurs grandes batailles depuis le début de l’épidémie. Dans un entretien au Parisien le 15 octobre dernier, la ministre de la Culture plaidait pour un assouplissement des règles du couvre-feu, notamment pour les salles de spectacles et de cinéma. Rentrer chez soi après 21 heures, mais attester de sa bonne foi grâce à son ticket en poche. Une demande fermement rejetée par Jean Castex. “ll faut que les règles soient les mêmes pour tout le monde” avait martelé le Premier ministre. Premier échec notable pour Roselyne Bachelot, dont la gestion de la crise était en plus critiquée par certains artistes.

Après le couvre-feu, litige autour du confinement

Une fois le confinement imposé, la ministre de la Culture avait connu un nouveau revers. Tous les magasins jugés non essentiels ont dû baisser le rideau, y compris les librairies. Une décision qui a ému Brigitte Macron et provoqué la colère du secteur et d’écrivains comme Yann Moix notamment. Le ministère de la Culture a bien tenté de voler au secours des librairies, demandant à ce qu’elles soient classées comme comme commerces “essentiels” et puissent restées ouvertes en respectant scrupuleusement les consignes sanitaires. Mais là encore, Roselyne Bachelot n’a pas été entendue. Les librairies resteront fermées. Désavouée mais combative, la ministre de la Culture n’a pas dit son dernier mot.

Crédits photos : LIONEL URMAN / BESTIMAGE

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