Emmanuel Macron : ce rendez-vous « en toute discrétion » qui fait sourciller

L’entrevue n’était pourtant pas à l’ordre du jour. Aucune trace n’en subsiste dans l’agenda officiel, mais le président de la République a bien rencontré Gérard Larcher, président du groupe LR au sénat, quelques jours avant le deuxième tour des législatives. Arrangements en vue ?

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  1. Emmanuel Macron


  2. Gérard Larcher

Avec 10,42 % des voix obtenues au premier tour des législatives, à l’échelle nationale, Les Républicains prennent place derrière Ensemble ! (25,75%), la Nupes (25,66%) et le Rassemblement national (18,68%). Si ce classement pourrait être perçu comme une déception par le parti, les membres LR se délectent à l’avance des résultats du second tour, qui aura lieu dimanche 19 juin. La formation d’Emmanuel Macron, talonnée par la coalition des gauches, pourrait ne pas décrocher la majorité absolue tant désirée. Pour se faire entendre dans l’hémicycle, les macronistes pourraient chercher une force d’appoint du côté des Républicains. En ce sens, Le Point dévoile mercredi 15 juin que le chef de l’État se serait secrètement entretenu avec Gérard Larcher, président du groupe LR au Sénat. Un rendez-vous qui alimente les spéculations.

Au cours de l’après-midi du lundi 13 juin, Emmanuel Macron aurait ainsi invité Gérard Larcher à l’Élysée, sans noter cet entretien dans l’agenda officiel. « Lors de cet entretien avec Gérard Larcher, il s’agissait de faire un balayage général, pas de la tambouille, mais ils ont évidemment parlé de politique !« , détaille une source. Cette dernière précise que le président du Sénat est « sensible au fait que la prochaine mandature sera compliquée« , en raison d’un potentiel contingent important de députés Nupes, parmi lesquels de nombreux Insoumis.

« Force d’alternance » ou « force d’opposition » ?

Le jour même de cette entrevue, Gérard Larcher publiait un communiqué dans lequel il écrivait que les députés LR seraient à la fois « une force d’alternance crédible à la majorité présidentielle » et « une opposition ouverte et responsable face à des extrêmes qui prônent le repli sur soi ou le sectarisme d’une idéologie du passé« . Un minimum de 50 sièges à l’Assemblée nationale est espéré par le mouvement à l’issue du second tour des législatives. Le patron des Républicains, Christian Jacob, avait lui indiqué vouloir former « une opposition déterminée mais utile, pas dans le blocage des institutions et pas dans les outrance« , à l’issue d’un conseil stratégique tenu en début de semaine.

Toujours selon Le Point, Gérard Larcher devait également rencontrer la Première ministre Élisabeth Borne à Matignon, le soir du mardi 14 juin.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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