Enlèvement de Mia : qui est Rémy Daillet-Wiedemann, ancien membre du Modem, impliqué dans l'affaire ?

Mardi 20 avril 2021, le procureur de la République de Nancy a ordonné un mandat d’arrêt international contre Rémy Daillet-Wiedemann, ancienne figure polituque du MoDem, qui serait impliqué dans la disparition de la petite Mia, huit ans.

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Nouveau rebondissement dans l’affaire de l’enlèvement de Mia. Une semaine après la disparition de la fillette de huit ans, enlevée le 13 avril 2021 par trois hommes se faisant passés pour des représentants de la protection judiciaire, un homme est au cœur de l’enquête. En effet, alors que la maman de Mia, dont le profil avait vivement inquiété les enquêteurs, a été retrouvée avec sa fille en Suisse le dimanche 18 avril 2021, un homme est toujours en cavale. Selon la brigade de recherche en charge du dossier, il s’agirait de Rémy Daillet-Wiedemann, ancien membre du Modem, connu pour ses théories complotistes. Mardi 20 avril 2021, le procureur de la République de Nancy, a délivré un mandat d’arrêt international contre l’homme politique.

“Rémy Daillet apparaît comme l’animateur principal”

“Il aurait joué un rôle dans l’organisation de l’enlèvement et aurait ainsi fourni les coordonnées de l’accueillante de la mère et de l’enfant à Neuchâtel”, a précisé le magistrat dans un communiqué cité par France Info, avant d’ajouter : Au regard de ces éléments, Rémy Daillet apparaît comme l’animateur principal de la ‘mouvance’ dans le cadre de laquelle s’inscrivent les mis en cause.” En effet, cette opération aurait été commandée par cinq hommes, aujourd’hui tous mis en examen pour “enlèvement en bande organisée d’une mineure de 15 ans” et “association de malfaiteurs”. Quatre d’entre eux ont été placés en détention. Ils auraient agi sous les ordres de Rémy Daillet-Wiedemann, considéré comme le cerveau de l’opération. Pour l’heure, l’homme politique de cinquante-cinq ans reste introuvable.

Un “mythomane” adepte des théories complotistes

Rémy Daillet-Wiedemann est une figure politique controversée, principalement en Haute-Garonne, où il a fait ses armes dès le début des années 2000. À la tête d’une section départementale du parti centriste, le futur putschiste tente à plusieurs reprises des coups d’éclats sensationnels. En 2009, pour lutter contre la fermeture d’une usine près de Toulouse, l’homme politique commence une grève du froid, enfermé en chemise dans sa voiture, comme le rappelle Street Press (voir photo ci-dessous). Un acte peu convainquant soutenu par (presque) aucun confrère politique. En 2010, désireux de prendre la place de François Bayrou à la présidence du Modem, Rémy Daillet-Wiedemann enregistre un conseil national à son insu pour essayer de le faire chanter. Un coup bas qui lui avait valu mauvaise réputation, mais surtout de se faire virer du MoDem dans la foulée.

Rémy Daillet-Wiedemann était également connu pour ses propos complotistes fréquemment diffusés sur son site internet mais aussi sur des vidéos Youtube, sur lesquelles il n’hésitait pas à appeler au “coup d’État” pour “renverser le pays”. Onze ans plus tard, il a fait de la lutte contre le “placement abusif d’enfants” son combat principal. Si l’on ignore toujours les raisons de son implication dans l’enlèvement de Mia, son nom est cependant cité à plusieurs reprises par les ravisseurs.


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