“Envoyé spécial” : le témoignage déchirant de Martine, 75 ans, expulsée de chez elle par un squatteur

VIDEO – Dans l’épisode du jeudi 19 novembre 2020, les équipes d’Envoyé spécial sont allés à la rencontre de Martine. Cette femme de 75 ans vit l’enfer : son locataire a réussi à la déloger de sa propre maison. Un témoignage particulièrement bouleversant.

Restez informée

Nombreux sont les Français à s’interroger sur leurs droits en tant que locataires, que ce soit pour la possibilité d’avoir des animaux de compagnie ou encore de refaire la décoration. Mais il arrive moins souvent que l’on se questionne sur les droits des propriétaires. Pourtant, il n’est pas rare que des locataires fassent vivre un enfer à leur bailleur. C’est ce que vit actuellement Martine. Jeudi 19 novembre 2020, l’émission Envoyé spécial – qui a fêté ses 30 ans à l’antenne cette année – s’est penchée sur le fléau des squatteurs. Les équipes d’Elise Lucet sont donc allées à la rencontre de cette femme de 75 ans, délogée de chez elle par son propre locataire. C’est après avoir rejoint sa nièce en Guadeloupe que le cauchemar a commencé pour la retraitée. Elle avait décidé de louer le rez-de-chaussée de sa maison, en attendant son retour.

Il y a des nuits où j’en pleure”

Mais le locataire de Martine a rapidement cessé de payer le loyer, et a même décidé d’investir l’étage. Ainsi, à son retour des Antilles au mois d’août, la septuagénaire a eu la mauvaise surprise de ne pas pouvoir rentrer chez elle. “Il ne répond pas. Tous les jours je viens sonner mais non”, explique-t-elle face aux caméras de France 2. Et son locataire, dont le bail a pris fin, a même bloqué l’entrée du portail avec sa voiture. “Ce qu’il veut c’est rester là tranquille, passer son année et ne pas payer, chauffé, logé, éclairé, il se permet tout, parce qu’il sait qu’il a la loi pour lui”, déplore-t-elle. En effet, bien que Martine ait saisi la justice, la trêve hivernale approche. Du 1er novembre au 31 mars, son locataire, entré avec un bail, ne peut donc pas être expulsé. Pour rappel, le tournage de l’émission a eu lieu à la mi-octobre. “Quelle va être l’issue ? Qu’est-ce qu’on va faire ? Vous vous rendez-compte si je passe l’hiver dans ma voiture et lui dans ma maison ? Logique ? Normal ? Il ne faut rien dire ?”, s’insurge Martine.

La retraitée est actuellement hébergée dans un logement municipal, mais la situation pèse lourdement sur son moral. “S’il n’y avait pas l’appartement du maire, je serai dans ma voiture… à 75 balais, avec mon chien. Il y a des nuits où j’en pleure tout le temps. Je ne vais pas pleurer devant vous pour faire du misérabilisme, je tiens la route, mais vous savez… j’en ai gros sur le cœur”, confie Martine à nos confrères. Après avoir envoyé une lettre à Emmanuel Macron, puis deux au ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, elle n’a reçu aucune réponse. Rappelons qu’en mars, lors du premier confinement, aucune mesure concernant les retards de loyer n’avait été annoncée. En revanche, la fameuse trêve hivernale avait été prolongée jusqu’au 31 mai. Une terrible nouvelle pour Martine, si cette situation venait à se reproduire pour cette seconde quarantaine.

Source: Lire L’Article Complet