Éric Dupond-Moretti, le "King Kong tenu en laisse" de la politique ?

Éric Dupond-Moretti a un fort caractère, à tel point que son entrée au gouvernement a été accueillie avec appréhension comme l’explique un portrait dressé dans Le Parisien daté du 14 novembre.

  • Eric Dupond-Moretti

Son entrée au sein du gouvernement de Jean Castex avait fait grand bruit au mois de juillet dernier. Éric Dupond-Moretti, le célèbre avocat, connu pour ses plaidoiries travaillées et pour le couple qu’il forme avec la chanteuse québécoise Isabelle Boulay, devenait le nouveau garde des Sceaux. Pourtant, un certain aspect du caractère du magistrat, connu pour ses colères, a pu effrayer certains de ses collaborateurs comme le relate un portrait qui lui est consacré dans Le Parisien daté du samedi 14 novembre 2020. “Quand j’ai appris que c’était lui à la Justice, j’étais surprise”, confie Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, au quotidien. Mais elle a changé d’avis après l’avoir eu au téléphone : “Effectivement, Éric Dupond-Moretti est quelqu’un de charmant, ouvert au dialogue, bien loin de l’image un peu dure qu’il a parfois pu renvoyer”. Un autre ministre affirme même, toujours dans les colonnes du Parisien : “On s’attendait à voir un pit-bull…. C’était plutôt King Kong tenu en laisse”.

Éric Dupond-Moretti, un ours mal léché qui cache des failles ?

Il faut dire que la réputation d’Éric Dupond-Moretti le précède. Il n’avait pas hésité à fustiger une députée pour une simple faute d’orthographe et il n’est pas rare qu’il montre son agacement devant diverses personnalités des médias, comme Léa Salamé, dont une de ses questions ne lui avait pas plu, ou encore Éric Zemmour, qu’il a souvent l’habitude d’atomiser. Même Hélène, son ex-femme, admet qu’il était parfois “fatigant”. “Il a une conscience professionnelle exacerbée, ce qui le rend très occupé, très exigeant et très stressé”, expliquait-elle dans un documentaire consacré à l’homme de loi et diffusé sur BFMTV.

Pourtant, plusieurs indices laissent penser que cette image d’ours mal léché n’est qu’une façade. À en croire un portrait publié dans ELLE le 16 octobre 2020, le quinquagénaire ne serait pas aussi à l’aise avec son physique qu’avec le poste qu’il occupe. En effet, un proche avait confié à l’hebdomadaire que le ministre de la Justice “(s’était) laissé pousser la barbe parce qu’il se trouvait vilain”. Des propos qui avaient été confirmés par l’avocat, qui comme le rappelle le magazine, avait déjà confié sur scène : “J’ai assez vite compris que je n’irai pas pêcho en boîte de nuit“.

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