Eric Dupond-Moretti victime d'un « coup fourré » : cette affaire judiciaire qui a failli lui coûter sa carrière

Dans un long portrait publié ce lundi 17 août, le journal La voix du nord revient sur le parcours extraordinaire d’Eric Dupond-Moretti. L’occasion d’évoquer une affaire judiciaire qui a bien failli lui coûter sa carrière.

Eric Dupond-Moretti

Depuis le 6 juillet dernier, Eric Dupond-Moretti est le nouveau ministre de la Justice. Après un énième remaniement du gouvernement, le compagnon d’Isabelle Boulay a été choisi pour incarner le nouveau Garde des Sceaux. Une attribution que certains ont du mal à comprendre, notamment en raison de ses rapports conflictuels avec les magistrats. Sans compter qu’il “n’a jamais caché son aversion pour tout ce qui est le mouvement MeToo et la loi sur le harcèlement de rue”, comme l’avait souligné l’ancienne ministre déléguée aux Droits des femmes, Laurence Rossignol. Reste que si ses qualités de ministre sont encore à prouver, sa réputation d’avocat, elle, n’est plus à faire. C’est simple : dans le milieu, il est surnommé “L’Acquitattor”. Un surnom qu’il doit à des affaires très médiatisées, dont le procès d’Outreau, de George Tron ou encore d’Abdelkader Merah, le frère du terroriste Mohamed Merah. Mais le papa de Clément a bien failli ne jamais connaître cette carrière à succès.

Eric Dupond-Moretti victime d’un piège

Comme le rappellent nos confrères de La voix du nord, Eric Dupond-Moretti s’est retrouvé empêtré dans une grave affaire judiciaire en 1993. A l’époque, il était parvenu à faire annuler un dossier d’un procureur pour vice de forme. Une chose que ce dernier aurait eu du mal à encaisser. Quelques jours plus tard il l’aurait ainsi fait interpeller et placé en garde à vue pour une histoire de stupéfiants évoquée par deux détenus. Mais alors que l’avocat se montrait plutôt confiant, un des chiens de la police a marqué l’arrêt sur le tapis de sa voiture. Lors des analyses, des traces d’héroïne et de nicotine ont été retrouvées. “J’ai eu très peur. Je venais d’acheter ma maison à crédit, mon épouse était enceinte de notre fils Clément, et je me retrouve dans un piège qui peut me coûter ma robe“, s’est souvenu le successeur de Nicole Belloubet.

Pendant près d’un an, Eric Dupond-Moretti vivra dans la peur de perdre son travail, ce qui fera naître chez lui des idées noires. Heureusement après plusieurs mois d’angoisse, un policier a mis fin à son calvaire en lui révélant que lors de son premier passage, le chien n’avait pas marqué d’arrêt. C’est alors que l’avocat de 59 ans a compris qu’il avait été victime d’un piège : “Quelqu’un a déposé ces traces de stupéfiants pendant la perquisition de la maison.” Dans la foulée, les deux détenus qui l’avaient accusé se rétractent et le parquet lui présente ses excuses. Une belle revanche pour le natif de Maubeuge, qui a fini par marquer de son empreinte la Justice française.

Source: Lire L’Article Complet