« François Hollande en pire » : Jean-Luc Mélenchon étrille Anne Hidalgo

À l’approche de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon tape du poing et n’hésite pas à étriller Anne Hidalgo. Pour le candidat LFI, il n’est pas question de participer à un congrès de la gauche car les divergences sont trop nombreuses et importantes entre les prétendants à l’Élysée.

Jean-Luc Mélenchon n’a pas sa langue dans sa poche. Le candidat de la France insoumise à la présidentielle de 2022 a toujours dit haut et fort qu’il ne souhaite pas participer à un congrès de la gauche comme le rapporte Le Figaro ce lundi 10 janvier. L’arrivée d’Anne Hidalgo et Christiane Taubira dans l’arène politique ne l’a pas fait changer d’avis. Même si Jean-Luc Mélenchon « comprend qu’il y ait une aspiration à l’union », pour lui « ce n’est pas l’union dont nous avons besoin, car elle empêcherait la mobilisation. »

Alors quand le sujet d’un rassemblement à gauche est évoqué, Jean-Luc Mélenchon s’emporte : « À moins de 95 jours d’une élection présidentielle, le temps est passé de faire des congrès. La France n’est pas une cour de récréation. » Quelle est la raison principale de son refus de se soumettre à un congrès ? Les divergences trop nombreuses et importantes entre les candidats. Il pense notamment à Anne Hidalgo qui lui « fait peur, parce qu'(il) a l’impression de retrouver François Hollande en pire. » Pour le candidat, il est évident qu’un consensus entre les forces de gauche serait à l’origine d’ « un programme au minimum, qui ne fasse pas de bruit et qui ne fâche personne au sein de la coalition. » Autrement dit, il n’y aurait aucun intérêt !

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Jean-Luc Mélenchon prêt à rassembler au second tour de l’élection présidentielle ?

Lors de son passage dans le Grand Jury RTL ce dimanche 9 janvier, Jean-Luc Mélenchon a fait savoir qu’il n’est pas contre l’idée de rassembler la gauche… mais seulement quand il sera au second tour de l’élection présidentielle. « Je prends l’engagement que dès le lendemain (du second tour, ndlr), la discussion est ouverte (…) Il faut à ce moment-là, rassembler«  a-t-il annoncé. « Le cadre, ce sera l’Avenir en commun (le programme de La France insoumise). On en discutera des aspects » a promis Jean-Luc Mélenchon seulement s’il est qualifié. Actuellement autour des 10% des intentions de vote dans les sondages, le candidat menacé de mort se rêve d’atteindre la finale de la présidentielle. Mais pour l’instant, la gauche est plus divisée que jamais.

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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