Gérard Jugnot se confie : « quand vous ne ressemblez pas à Alain Delon, il faut trouver autre chose »

À 69 ans, Gérard Jugnot a réussi son pari : réussir au cinéma malgré les réticences de son père. Dans Sept à huit sur TF1, l’acteur est revenu sur son enfance et ironise sur son physique .

« T’emballe pas » lui disait son papa. Pourtant, Gérard Jugnot « s’est emballé » et il a bien fait. Sa relation compliquée avec son père, l’acteur l’évoque dans les films qu’il réalise comme dans Le petit Piaf, dont il vient d’achever le tournage qui raconte l’histoire d’un garçon qui se bat contre ses parents pour devenir chanteur, mais aussi bien avant dans Une époque formidable en 1991 où il jouait avec Richard Bohringer. Il a en aussi parlé à Audrey Crespo-Mara dans Sept à huit ce dimanche 15 novembre. Au fil des années, l’acteur a réussi à susciter la fierté de son père, même si ce n’est qu’à sa mort qu’il a découvert que celui-ci collectionnait des articles de presse à son sujet.

« Il est parti, il avait 82 ans et il voyait que je n’étais pas à la rue. Son inquiétude de me voir clochard avait disparue », explique Gérard Jugnot sur TF1. « Quand j’étais petit, mon père c’était un Dieu. Après on s’est aperçu qu’on ne se comprenait pas sur certaines choses », confie l’acteur de 69 ans. Il assure qu’il n’a manqué de rien, mais l’artiste a tout de même quelques regrets quand il repense à son enfance et l’éducation de ses parents. « Ils m’ont appris la gourmandise et le cholestérol, j’aurais préféré qu’ils m’apprennent Buster Keaton et Mozart, mais c’est pas grave, je l’ai découvert après », raconte Gérard Jugnot. En plus d’un soutien paternel inexistant, le jeune comédien a dû composer avec un physique assez commun, à tel point que certains points que certains l’ont surnommé « Monsieur tout le monde ».

« À partir du moment où vous vous regardez dans la glace et que vous ne ressemblez pas à Alain Delon, vous vous dites : ‘Bon, il faut que je trouve autre chose’ », a-t-il lancé, avant d’ajouter avec humour : « Alors bien sûr, il y avait une grosse ressemblance avec Sean Connery… mais le rôle était déjà pris, donc il a fallu que je travaille autrement ». Selon lui, c’est « l’humour, la dérision et la rencontre merveilleuse avec [ses] camarades du Splendid qui a fait la différence ».

« T’emballe pas, tu finiras clochard ! », j’ai décidé de m’emballer ! »

Sa relation conflictuelle avec son père, le confinement et la vie d’artiste : #GerardJugnot se confie dans le " Portrait de la Semaine " d’@audrey_crespo.
📺 Ce dimanche, dès 18h20 sur @TF1. pic.twitter.com/3IxAQoyj6P

Un drôle de pessimiste

Avec sa bouille attachante, il entre dans le cœur du public. Un succès qui ne l’empêche pas de rester un pessimiste né. Un tempérament hérité de son père. « Je crois que tous les gens qui font un peu de comédie ou d’humour ont au fond d’eux un côté inconsolable d’être né et de savoir que ça ne se termine jamais bien », explique la star de la comédie qui rappelle que « la comédie ne se fonde que sur le noir ». « On ne rit pas de choses qui vont bien », estime le père d’Arthur Jugnot. Une affirmation qu’il prouve en réagissant à l’actualité. « Les cons sont partout chez eux », dit-il au sujet du confinement et des nombreuses fake news qui circulent sur les réseaux sociaux.

Article réalisé avec l’agence 6Médias

Crédits photos : Capture TF1

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