Gisele Bündchen : la femme modèle ?

Longtemps la top la mieux payée au monde, la Brésilienne a toujours tracé sa route comme elle l’entendait dans le business comme dans sa vie privée. Belle, bosseuse, et désormais célibataire !

C’était le 7 février 2021. Dans les tribunes du Raymond James Stadium de Tampa en Floride, Gisele Bündchen ne pouvait cacher son émotion et ses larmes de joie. Son époux, Tom Brady, venait non seulement de remporter son septième titre de champion au Super Bowl avec son équipe des Tampa Bay Buccaneers, mais ce jour-là, son Terrific Tom devenait aussi officiellement le meilleur joueur de football américain de l’histoire. Un an et demi plus tard, l’heure n’est plus aux baisers enfiévrés de bord du terrain.

Elle faisait peur aux garçons

C’est seul que le légendaire quaterback célèbre désormais les records qu’il continue de battre sur la pelouse. Gisele a repris sa liberté pour de bon à la fin de l’été, et malgré les suppliques du père de ses deux enfants, elle a demandé le divorce. Jusqu’au bout, Tom a cru qu’il pourrait récupérer celle qu’il a épousée il y a treize ans. Mais quand Gisele décide quelque chose, elle n’est pas du genre à revenir en arrière. Avec la bombe brésilienne de 42 ans, l’adage “Ce que femme veut” prend tout son sens. Du haut de son 1,80 m, Gisele Caroline Nonnenmacher Bündchen a su faire du monde son terrain de jeu, parvenant d’abord à conquérir celui de la mode, puis celui des affaires, sans se priver de quelques conquêtes masculines avant de réaliser, enfin, son rêve en fondant sa propre famille. La sienne, au départ, est grande. Ses parents, Valdir et Vânia, respectivement prof d’université et employée de banque, sont des des-cendants d’immigrés allemands. En tout, ils auront six filles : Raquel, Graziela, Gabriela, Rafaela, Gisele et sa sœur jumelle Patrícia. Tout ce beau monde ne grandit pas dans la richesse, mais dans la joie sans grand problème d’argent, dans la campagne du Rio Grande do Sul au Brésil. Gisele, comme ses sœurs, apprend le portugais, l’anglais, l’espagnol et même la langue de ses ancêtres, l’allemand, qu’elle confesse avoir depuis largement oubliée. Son truc à elle, c’est le volley-ball. Elle rêve de devenir joueuse professionnelle. Les garçons ? Franchement, avec son 1,75 m à 13 ans, elle leur fait un peu peur. Il faut dire que sa blondeur et surtout sa minceur qui frise la maigreur ne sont pas banales au sud du Brésil. La top avouera plus tard que ses copains d’école lui donnent même du Somaliana (Somalienne) et Olive, en référence à l’épouse de Popeye, entre autres surnoms. C’est sa mère qui l’incite à suivre des cours de mannequinat en 1993.

Une vraie businesswoman

“Pour moi, le mannequinat était une chance de gagner de l’argent et de créer une entreprise”, confiait Gisele à Vanity Fair en 2004. Aujourd’hui, la bombe ne pèserait pas moins de 400 millions d’euros. Elle a sa propre ligne de tongs, Ipanema, en partenariat avec la société Grendene. En 2013, ses sandales représentaient plus de 60 % des exportations annuelles de Grendene, environ 250 millions d’euros selon Forbes. Elle s’est également associée à l’un des plus grands fabricants de lingerie du Brésil, Hope, en 2011 pour lancer sa propre marque, Gisele Bündchen Brazilian Intimates, et a aussi créé sa gamme de produits de beauté, Sejaa Pure Skincare. Gisele est également propriétaire de l’hôtel the Palladium Executive, dans le sud du Brésil.

Hôtel The Palladium Executive

42 ans et toujours au top ! 

Un an plus tard, alors qu’elle est dans un centre commercial de São Paulo, elle est remarquée par un casteur de la prestigieuse agence Elite. Arrivée seconde au concours national Elite Model Look de son pays natal, elle se classe parmi les dix finalistes de la version internationale. Un an plus tard, celle qui est toujours une ado s’installe pour de bon à São Paulo. Sa carrière est lancée, mais pas encore celle qu’on connaît. Car sa beauté détonne. Gisele n’est pas une sylphide longiligne et rock’n’roll qui ressemble à toutes les mannequins en vogue, tendance Kate Moss. Elle a un nez qui se voit, un vrai profil, une poitrine, et respire plus le sport et la santé que le sulfureux et le grunge. Alors pour l’instant, Gisele doit se contenter de pubs et de catalogues. C’est dur, très dur même, confierat-elle plus tard d’entendre son corps critiqué par les pros. “Pour me protéger et éviter de me sentir blessée ou traitée comme un objet, je me suis forgé une carapace”, raconte-t-elle dans son autobiographie parue en 2018. Mais l’un d’entre eux va flairer son potentiel. Le génial Alexander McQueen va lui donner sa chance sur son catwalk. Cette fois, c’est vraiment parti. Rapidement, Gisele devient le prénom en vogue chez tous les stylistes et publicitaires. New York, Tokyo, Londres, Los Angeles, Paris : le monde lui appartient. On la voit partout, on l’aime. Les photographes bien sûr, qui louent sa beauté et son professionnalisme. Elle serait capable de prendre la pose pendant des heures sans broncher. Les hommes admirent sa plastique, les femmes l’adorent aussi car si elle n’a pas le physique de la girl next door, loin de là, Gisele est la quintessence du cool. On la voit régulièrement se balader sans make-up et en tenue toute simple dans les rues de la Grosse Pomme ou d’ailleurs. Et puis, elle ne se la raconte pas. Certaines disent qu’elles ne sortent pas de leur lit pour moins de 10 000 dollars par jour (coucou Linda), d’autres enchaînent les bad boys et la poudre pas qu’aux yeux (hello Kate), Gisele, elle, reste bonne fille. Trop marquée par son éducation catholique ? Trop lisse ? Peut-être pour certains, mais elle s’en fiche et avance. Rapidement, elle devient la top la mieux payée au monde. Elle le restera pendant des années. Pas de quoi lui faire perdre la tête. La demoiselle a beau sortir avec le célibataire le plus prisé de la planète, Leo DiCaprio himself, elle n’est pas du genre flambeuse ni crâneuse. Ne comptez pas sur elle pour balancer des confidences sur lui. Gisele préfère rester discrète et faire bosser sa famille, elle investit aussi dans la pierre et s’entretient. Lever à 6h30 chaque matin, footing avec son chien, abdos-fessiers puis hatha yoga, un peu de surf éventuellement, ainsi qu’une alimentation saine sont les bases non négociables de son quotidien. Les polémiques, très peu pour elle. La seule retentissante connue à son pedigree date d’août 2010, quand huit mois après avoir donné naissance à son fils Benjamin, dans sa baignoire et sans péridurale, elle déclare au Harper’s Bazaar : “Il devrait y avoir une loi mondiale qui oblige les femmes à allaiter leur enfant pendant six mois.” Devant le tollé, la top rétropédale sur son blog. Il faut dire que pour Benjamin et sa fille, Vivian, qui naîtra en décembre 2012, Gisele est une mère parfaite. Trop encore pour certains. À l’heure où la sublime quadra redécouvre le célibat, ces jaloux et autres grincheux sont sans doute à nouveau prêts à dégainer leurs commentaires acerbes. Gisele s’en fiche pas mal. Elle seule sait où elle va, et comme toujours, personne ne pourra l’arrêter !

S’est-elle trop sacrifiée pour Tom Brady ?

“Gisele avait l’impression que je jouais au football toute la saison et qu’elle était la seule à s’occuper de la maison”, expliquait Tom Brady au micro d’Howard Stern en 2020. L’impression seulement ? Manifestement la lucidité du sportif a été de trop courte durée, puisqu’après avoir annoncé sa retraite, il a finalement rempilé, ce que sa top de future ex-épouse n’a pas accepté. Car Gisele a longtemps fait le choix de mettre sa carrière entre parenthèses pour leur famille. Elle a déménagé à Boston pour suivre Tom, puis en Floride et a privilégié son rôle de mère sur son travail bien avant la naissance de leur premier enfant Benjamin, en 2009. Elle a en effet accepté d’élever comme le sien John, le fils que son homme a eu avec l’actrice Bridget Moynahan, en août 2007, alors qu’il venait de la quitter pour la belle Brésilienne. “J’ai fait ma part. J’ai une énorme liste de choses que je dois faire, que je veux faire. À 42 ans, je me sens plus en phase avec mes objectifs”, assénait-elle dans le Elle américain en septembre.

Son incroyable tableau de conquêtes

©ABACA

De 2000 à 2005, Gisele vit une longue love story avec Leonardo DiCaprio. Leur couple fait fantasmer le monde entier, mais la top révélera quinze ans plus tard qu’elle a beaucoup souffert car Leo ne la soutenait absolument pas : “Je fumais, je buvais, je travaillais trop tout le temps pour m’anesthésier. Quand j’ai mis un terme à ce tourbillon, j’ai vu ce que je n’avais pas voulu voir. Je cherchais en lui l’âme sœur. Était-il au diapason ? Hélas, la réponse était non”, confie-t-elle au magazine Porter en 2019. La belle aura ensuite une idylle avec un autre acteur Josh Hartnett et deux sportifs, Kelly Slater et Gustavo Kuerten, avant de craquer pour Tom Brady.

Même elle, a fait appel au bistouri !

La chirurgie esthétique ? “Jamais”, jure Gisele en 2008 ! Mais que voulez-vous, le quinoa n’a encore jamais fait remonter une poitrine abîmée par deux allaitements et, en juillet 2015, cachée sous une burqa, la top brésilienne pourtant adepte du 100 % naturel vient à Paris pour se faire refaire les seins. “Je me suis sentie vulnérable parce que je peux faire de l’exercice, je peux manger sainement mais je ne peux pas changer le fait que mes deux enfants ont plus profité de mon sein gauche que du droit”, avoue-t-elle enfin en 2018 dans son autobiographie Lessons : My Path to a Meaningful Life.

Sa carrière

1994 Remarquée par un recruteur d’Elite à São Paulo, elle termine deuxième au concours Elite Model Look brésilien.

1997 Gisele fait ses débuts de top-modèle en défi lant quasiment topless sur le catwalk du show d’Alexander McQueen.

2000 Rolling Stone la consacre plus belle femme du monde dans son numéro Hot Issue dont elle fait la couv en maillot.

2001 Devenue l’un des anges de Victoria’s Secret l’année précédente, elle sera sans doute la plus célèbre d’entre toutes et le restera jusqu’en 2007.

2009 The Independent la désigne comme plus grande star dans l’histoire de la mode. La même année elle fait vingt couvertures dans les éditions internationales du Elle.

2014 Gisele succède à Catherine Deneuve, Carole Bouquet et Marilyn Monroe en devenant l’égérie du parfum Chanel N° 5.

2016 Alors qu’elle a annoncé sa retraite l’année précédente, Gisele défile pour la toute dernière fois lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Rio de Janeiro.

Louise Monteil

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