Hélène Ségara : "Je suis fière de ma nouvelle silhouette !"

La chanteuse et jurée de La France a un incroyable talent, diffusée sur M6 mardi 27 à 21 h 05, révèle les coulisses du concours. Et se confie sur ses combats personnels.

Dans ce contexte sanitaire, avez-vous ressenti une soif de scène, presque de l’ordre de la survie, pour les candidats de La France a un incroyable talent ?

Hélène Ségara : Oui, pour certains. Il y a par exemple ces jeunes arrivés de Marseille avec un numéro acrobatique qui ont donné tout ce qu’ils avaient. Sur un coup de tête, ils sont venus à Paris et ont dormi dans la rue parce qu’ils voulaient absolument faire l’émission !

Quels numéros vous ont particulièrement marquée ?

Il y a eu beaucoup de messages de la part des candidats cette année. D’ailleurs, à un moment donné, Marianne James a même poussé un petit coup de gueule car chacun venait expliquer son message en préambule de son numéro et on pouvait avoir la sensation de se retrouver pris en otage. Inversement, une troupe de danse a fait une chorégraphie au sujet du mouvement Black Lives Matter et elle ne l’a affichée qu’à la fin. L’impact a été dix fois plus puissant.

Êtes-vous inquiète pour l’avenir du spectacle vivant ?

Oui, surtout pour nos intermittents. L’État offre de moins en moins d’aides à la culture. On est en train de confiner à nouveau le monde entier, de tuer l’économie, d’étouffer les populations… Essayons de tout relativiser. Mais évidemment, les mesures de prudence sont primordiales !

Votre prochain album s’intitulera Karma. Et vous, votre karma, comment est-il ?

Quelles que soient les épreuves que la vie m’a infligées, j’ai eu la chance d’être entourée par de belles personnes. Le secret est aussi que l’on ne peut pas recevoir si on ne donne rien.

Comment allez-vous par rapport à la maladie auto-immune qui touche vos yeux ?

Je ne suis pas guérie mais je suis en vie. C’est la seule chose que je veux retenir. Quand on tape mon nom sur Internet, la première occurrence qui sort est "maladie", comme si je n’étais que ça ! Or non, je suis moi.

Vous affichez une impressionnante perte de poids. C’était important pour vous d’avoir retrouvé votre silhouette ?

Dans mon métier, oui c’est important. J’ai suivi un programme alimentaire et j’en suis fière. J’ai pris beaucoup de cortisone pendant deux ans et j’ai été la cible de critiques grossophobes. Quand j’étais grosse, j’ai subi les pires quolibets. Et quand j’ai minci, on a dit que j’avais fait de la chirurgie. (Rires.) Mais foutez-moi la paix, voyons !

Vous aurez 50 ans en février prochain, comment envisagez-vous ce cap ?

Cela ne me fait pas plaisir. (Rires.) L’âge, c’est dans la tête. Je n’ai jamais été aussi gamine qu’aujourd’hui, donc je ne vois pas de quoi vous voulez parler. (Rires.)

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