« Il avait de l’affection pour lui » : François Hollande « aveuglé » par Emmanuel Macron quand il était au pouvoir

François Hollande et son successeur à l’Élysée, Emmanuel Macron, auraient entretenu « un rapport asymétrique » teinté d’« affection » du premier envers le second. C’est ce qu’estiment deux journalistes politiques qui publient, le 13 octobre, une enquête sur la montée en puissance de l’actuel locataire de l’Élysée et son quinquennat.

La relation entre l’ancien président de la République, François Hollande, et son successeur, Emmanuel Macron, intrigue toujours autant, presque cinq ans après l’élection de ce dernier. Alors que la candidature – longtemps secrète – de l’actuel locataire de l’Élysée a contraint son ancien patron à renoncer à briguer un second mandat, les journalistes Fabrice Lhomme et Gérard Davet ont enquêté sur les liens personnels qui ont mené à cette situation. Invité sur TMC, sur le plateau de Quotidien, mardi 12 octobre, Fabrice Lhomme est revenu sur « l’affection » qu’éprouvait l’ancien Premier secrétaire du parti socialiste pour son ministre de l’Économie. Selon lui, c’est ce sentiment qui a conduit à un « aveuglement » du compagnon de Julie Gayet.

Dans Le Traitre et le néant, publié le 13 octobre aux éditions Fayard, Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont enquêté sur la montée en puissance de l’époux de Brigitte Macron, dans le sillage – ou le dos – du président de la République qui l’a fait connaître du grand public. Selon les deux journalistes du Monde, François Hollande avait, à la fin de son mandat, constaté qu’il « n’avait pas de successeur » naturel qui se dégageait pour prendre sa suite. Sauf Emmanuel Macron, dont il se disait « c’est lui, c’est l’élu », rapporte Fabrice Lhomme. « Il ne s’est pas trompé, mais il pensait que cela viendrait plus tard (…), après son second mandat », souligne-t-il toutefois.

« Un rapport asymétrique entre les deux hommes »

Alors que son ministre de l’Économie prenait de plus en plus la lumière et faisait planer le doute d’une candidature à la présidentielle de 2017, François Hollande « lui trouvait des excuses sans arrêt », indique le journaliste politique. Selon lui, et les différents interlocuteurs qu’il a rencontrés pour écrire cet ouvrage à quatre mains, cette attitude n’était pas anodine. « Gaspard Gantzer, qui est proche d’Emmanuel Macron et qui a été le conseiller de François Hollande », a par exemple fait savoir au binôme de journalistes « qu’il y a eu un rapport asymétrique entre les deux hommes » politiques : François Hollande « avait une véritable affection pour Emmanuel Macron », tandis que celui-ci « n’en avait en fait rien à faire » du président de la République. Dans le jeu politique, les amitiés se font et se défont, mais ne présagent pas de l’avenir d’une alliance.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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