“Il pratique une sorte de trumpisme chic” : Emmanuel Macron comparé à Donald Trump…

Interrogé sur le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron, le président des sénateurs Les Républicains ne mâche pas ses mots et accuse l’actuel président « d’hystériser, de blesser, de diviser ».

Bruno Retailleau a dit sa vérité concernant le bilan du quinquennat d’Emmanuel Macron. Dimanche 9 janvier dans les colonnes du Journal du dimanche, le président des sénateurs Les Républicains analyse sévèrement l’action du chef de l’État. « Il a élargi les fractures françaises. Du ‘mâle blanc’ à ceux qui ‘ne sont rien’, il n’a cessé d’hystériser, de blesser, de diviser. Il fustige les populismes, mais pratique une sorte de trumpisme chic”, a-t-il lâché. Une comparaison étonnante signée Bruno Retailleau. Celui-ci doit préparer les 100 premiers jours de la présidence de la candidate LR au scrutin de juin, Valérie Pécresse, si elle est élue.

Son conseiller est venu à l’interview du JDD avec un document d’une quarantaine de pages sous le bras, appuyant selon lui un bilan « médiocre du quinquennat » d’Emmanuel Macron. « Voilà un homme qui promettait de tout changer, et qui n’a rien réformé », charge Bruno Retailleau au sujet du président, qui quittera ses fonctions le 13 mai 2022 s’il n’est pas réélu à la tête de l’État.

Emmanuel Macron, président prétentieux ?

Juste avant, dans cet entretien au JDD, Bruno Retailleau a également laissé entendre que le président était prétentieux, observant : « À longueur d’émissions, il ne tarit pas d’éloges sur lui-même, et demande à être jugé sur ses résultats. Nous avons donc voulu le prendre au mot, en jugeant ses actes à l’aune de ses promesses”. Cette déclaration intervient dans un contexte où les propos parfois tranchants d’Emmanuel Macron ne lui font pas (encore) défaut, au contraire. Samedi 8 janvier, franceinfo recevait Brice Teinturier, directeur général délégué de l’institut Ipsos, qui a mené le sondage sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle. “Les choses sont encore très serrées, face à Emmanuel Macron qui, lui, domine le premier tour », a confirmé le politologue, appuyant “Il est à 26% aujourd’hui, il était à 25% le mois dernier”.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias.

Crédits photos : Eliot Blondet/Pool/Bestimage

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