INTERVIEW Linda Hardy (Demain nous appartient) : « Il y a une attirance physique entre Clémentine et Sacha »

Depuis plusieurs jours, les fans de Demain nous appartient ont le bonheur de revoir Linda Hardy à l’écran. Absente depuis de longs mois, Clémentine Doucet a fait son retour à Sète et sa rentrée s’annonce déjà mouvementée.

Linda Hardy

Voici.fr : Après plusieurs mois d’absence sur le tournage, vous avez fait votre retour à Sète en mai dernier. Comment s’est passée la reprise ?
Linda Hardy : Super ! Sur les chapeaux de roue ! Plein de belles scènes, de nouvelles intrigues à venir… J’étais super contente de retrouver mes potes comédiens, les équipes techniques, artistiques… C’était chouette. Ça m’avait manqué.

On a vu sur les réseaux sociaux que vous étiez vraiment très heureuse de retrouver vos partenaires. Vous avez publié pas mal de photos avec eux.
On est toujours tous très heureux de se retrouver, qu’on soit dans la série de manière régulière ou non. C’est un réel bonheur car il y a une vraie famille DNA. On a des amitiés qui se créent en-dehors des plateaux de tournage. Donc on prend vraiment beaucoup de plaisir à se retrouver, et encore plus quand on ne s’est pas vus depuis longtemps !

Toujours sur les réseaux sociaux, vous n’aviez pas caché votre impatience de tourner à nouveau. Est-ce que votre personnage aussi vous avait manqué ?
Oui, bien sûr. C’est un personnage que j’aime bien. Il lui arrive plein de choses, pas toujours des choses faciles… Mais c’est aussi ça qui est super intéressant. Ce qui est génial dans cette série pour nous, acteurs, c’est que nos personnages vivent tellement de choses que finalement en un an ou deux sur DNA, vous avez parfois la possibilité d’explorer plus de situations et de choses incroyables que vous en avez sur 10 ans, sur des téléfilms ou des longs-métrages. On a l’opportunité d’exprimer beaucoup de choses et d’explorer toutes les palettes de l’acteur. C’est hyper enrichissant.

Clémentine Doucet est enfin réapparue à l’écran. Est-ce que l’on peut imaginer ce qu’a fait votre personnage, loin de Sète, pendant cette dernière année ?
Elle a essayé de se reconstruire psychologiquement. Elle a quand même vécu des choses difficiles dont un traumatisme de femme à cause de ce viol, de ce kidnapping. Ce sont des expériences qui vous marquent à vie. On peut essayer d’assainir, d’adoucir cette souffrance en travaillant sur soi – avec une psychanalyse, une psychothérapie. Un travail difficile mais qui permet de grandir et de sentir libéré de ce poids. Si Clémentine avait eu une vie visible pendant cette période, je pense que c’est un sujet qui aurait pu être abordé. Ensuite, elle a eu une vie sentimentale un peu tumultueuse entre son histoire d’amour avec son jeune élève, Maxime. Le divorce d’avec son mari qui n’a pas réagi avec la maturité qu’il fallait – il a quand même simulé sa propre mort… Et puis cette histoire un peu étrange avec Victor Brunet, qui était une belle histoire mais qui était plus un passage dans la vie de Clémentine dans un moment où elle avait besoin d’un référent masculin fort. Ces deux personnes-là n’avaient a priori pas grand chose en commun. Donc, il fallait qu’elle retrouve un peu de liberté de femme, de se retrouver seule face à elle-même pour essayer de comprendre ce qu’il lui est arrivé, digérer toutes ces histoires et repartir sur des bases un peu plus saines.

Clémentine est-elle transformée ?
Transformée, je ne sais pas. Quand on arrive à surmonter des obstacles comme ceux-là, on revient plus fort, ça c’est sûr. Donc Clémentine revient en forme, prête à reprendre le cours de sa vie avec sûrement une compréhension qui n’est plus la même. Elle revient en se repositionnant dans sa vie professionnelle. Elle est seule, mais elle n’en souffre pas plus que ça. Elle n’a pas envie de presser quoique ce soit, elle n’est pas à la recherche d’une histoire d’amour.

Vous nous dîtes qu’elle est en forme, et tant mieux car son retour s’annonce plutôt riche en rebondissements !
Clémentine a intégré la salle de sport de Sète, tenue par Fred. En plus de son métier de prof au lycée, elle va coacher un certain nombre de clients dont le personnage d’Anne Caillon – qui joue Flore -, le personnage de Rémy – qui est joué par Liam Baty. Il y a un petit peu de monde qui va passer à la salle de sport. Et dans cette salle, elle a aussi un nouveau collègue, Sacha – qui est interprété par Renaud Roussel – avec qui elle a un peu de mal à s’accorder. Ils se tirent un peu la bourre pour récupérer des clients. Ils ont un début de relation compliqué, un peu conflictuel. Mais on sent très vite qu’il y a également une attirance physique entre les deux personnages. Lui a un passé sentimental un peu lourd, il a une carapace émotionnelle assez énorme. Ça intrigue Clémentine…

Donc on peut tout de même envisager une nouvelle histoire d’amour pour Clémentine, non ?
On peut imaginer qu’il pourrait se passer quelque chose entre Sacha et Clémentine… mais, comme on est dans DNA, est-ce que ça va arriver ? Est-ce qu’il ne va pas y avoir quelqu’un d’autre qui va s’infiltrer dans tout ça ? On verra…

Les fans de Demain nous appartient suivent de toute façon avec beaucoup d’attention les romances de Clémentine. Et ils se divisent en deux clans : les soutiens de Clémentine et Maxime et ceux de Clémentine et Victor. Mais vous, quelle est votre préférence ?
J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer les deux histoires parce qu’elles sont très différentes. Ce qui m’intéresse c’est ce que j’ai à jouer, donc je n’ai pas à émettre de jugement sur mon personnage ni sur ce qu’elle vit. Quand je suis arrivée dans Demain nous appartient, on m’a demandé : “Qu’est-ce que tu as envie de faire?”. J’ai répondu : “Moi, j’aimerais beaucoup jouer avec les jeunes”. Bon, je n’imaginais pas qu’ils allaient inventer une histoire pareille (rires). Mais j’ai été super heureuse de vivre cette histoire à travers mon personnage, c’était hyper intéressant à jouer. Je n’ai pas de préférence, je pense qu’il y a du bon dans les deux. Je pense que dans une vie de femme, on aimerait avoir des moments de fraîcheur, d’insouciance, d’immaturité comme on peut l’avoir avec un jeune homme de 20 ans. Et on a aussi envie de moments avec plus de maturité, de réconfort, de sécurité que l’on peut avoir dans l’absolu avec un homme de 50 ans. Là, l’avantage, c’est que j’ai pu vivre les deux donc c’est génial.

Votre personnage a intégré une salle de sport mais évolue toujours dans le milieu scolaire. Alors, est-ce que l’on peut s’attendre à une réconciliation avec Chloé Delcourt, interprétée par Ingrid Chauvin ?
Très honnêtement, je ne sais pas. Aujourd’hui, le personnage de Maxime n’est plus trop présent puisqu’il va partir vers d’autres aventures éloignées de Sète. Donc, il n’y a pas moyen qu’il se passe quelque chose. Autour de Chloé, il y a toujours sa fille, Judith, mais pour le moment il n’y a pas de lien entre elle et Clémentine. Après, il reste le personnage d’Alex, son mari, et il n’y a pas plus de liens entre eux puisqu’il est solidaire avec sa femme. Mais j’espère en tout cas qu’on aura encore des choses à tourner avec Ingrid puisque j’ai toujours adoré jouer avec elle. On a une jolie complicité à l’écran, même quand on s’entretue (rires).

Est-ce que l’on va revoir Garance, la fille de votre personnage, incarnée par Esther Valding ?
Dans l’intrigue, elle est partie à Toulouse pour poursuivre ses études de médecine donc elle ne peut pas être présente de manière quotidienne. Mais j’espère qu’on va la retrouver. Je ne suis pas dans le secret des auteurs mais oui, j’adorerais revoir Esther car c’est une comédienne que j’adore, qui a beaucoup de spontanéité, qui joue très bien.

En tant qu’ex-Miss France, est-ce que vous avez suivi les polémiques autour de l’éviction d’Anaëlle Guimbi au concours de Miss Guadeloupe 2020 ?
Je ne vais pas émettre un jugement sur une histoire que je connais assez peu. Je suis attristée de voir à quel point ça déchaîne de la haine sur les réseaux sociaux. Chacun a ses raisons, il faut toujours faire attention à ce que l’on dit, aux rumeurs que l’on colporte, aux attaques que l’on peut envoyer à certaines personnes – et là je pense en l’occurence à Sylvie Tellier – parce qu’on ne sait pas ce qu’il s’est passé. Il y a forcément eu une incompréhension quelque part. La seule chose que je peux dire, c’est qu’il y a un règlement, que c’est tout à fait légitime et respectable de faire une photo seins nus pour défendre une association qui lutte contre le cancer du sein… Mais que là où il y a eu une erreur, c’est que cette personne-là aurait dû dès le départ faire part de cette photo et en expliquer l’utilité. Je pense que si ça avait été le cas, il n’y aurait pas eu de problème, c’était un non-sujet.

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