« J’ai droit à un joker » : Olivier Véran gêné après une question de Ruth Elkrief

Invité de Ruth Elkrief pour un entretien événement, Olivier Véran a été prié de répondre aux déclarations controversées de François Bayrou sur les produits manquants dans les hôpitaux. Un peu gêné, il a tenté d’esquiver la question.

Le torchon brûle-t-il au gouvernement ? A peine nommé haut commissaire au plan, François Bayrou a accordé une interview à BFMTV et a provoqué la gêne d’Olivier Véran. Le président du MoDem a fait une liste de plusieurs soucis dans les hôpitaux dans Bourdin Direct ce samedi 5 septembre et évidemment, le ministre de la Santé, invité de Ruth Elkrief quelques heures plus tard a été sommé de revenir sur ces révélations étonnantes. “Ce que les Français ont vu pendant cette épidémie, ce n’est pas seulement que l’on n’était pas prêts, qu’on n’avait pas les masques, pas les respirateurs, ni les tests. On a découvert avec stupéfaction que nous n’avions plus de produit anesthésique pour les opérations, on n’avait plus d’antibiotiques, on n’avait plus de corticoïdes, on n’avait même plus de paracétamol,” a lancé François Bayrou.

Vrai ou faux ? Le compagnon de Coralie Dubost a visionné la séquence et un brin gêné, il a demandé s’il avait le “droit à un joker. Devant le refus de la journaliste, Olivier Véran a tenté de trouver les bons mots pour revenir sur cette déclaration tout est restant calme et pédagogue. “Non, nous n’avons pas manqué de corticoïdes ni de paracétamol,” a-t-il corrigé. Et de revenir sur un point important : “Il est vrai qu’on a dû freiner après le pic épidémique les chirurgies programmées non urgentes le temps que l’on reconstitue les stocks de produit anesthésique au cas où l’épidémie reprendrait.

Un tacle à peine masqué à François Bayrou

Perdant un peu ses mots, Olivier Véran s’en est sorti en une petite pirouette en ce qui concerne la réponse à François Bayrou. “Je pense que ce qu’a voulu dire François Bayrou, c’est que… J’essaye de nous aider à atterrir tous les deux… Je pense qu’il voulait dire par là qu’il y avait une urgence à réindustrialiser notre pays et à retrouver de la souveraineté de production en matière de médicaments et de produits de santé,” a-t-il déclaré à Ruth Elkrief, coupant court aux rumeurs.

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