Jarry touchant sur la GPA : « Mes enfants n’ont toujours pas de papiers français »

L’humoriste Jarry est l’heureux papa de jumeaux, nés aux États-Unis grâce à la gestation pour autrui (GPA). Cinq ans plus tard, il s’agace de la difficulté qu’il rencontre à leur faire obtenir la nationalité française.

Après le bonheur d’être devenu papa, il y a le combat pour la nationalité. L’humoriste Jarry, invité sur RTL samedi 4 septembre, explique « se battre » pour que ses jumeaux, nés par gestation pour autrui (GPA) aux États-Unis obtiennent la nationalité française. Nés sur le territoire américain, où la GPA est autorisée, contrairement à la France, les enfants de Jarry ont, de fait, la nationalité américaine. « Mes enfants sont américains », mais pas encore français se désole-t-il face à Éric Dussart, dans « On refait la télé ».

Les enfants de Jarry, qui viennent tout juste de fêter leurs cinq ans et n’ont « toujours pas de papier français » semblent poser un problème de logistique à l’administration française. « C’est un papa, une maman, dans les cases », se voit expliquer l’humoriste et père de famille, visiblement agacé par les déconvenues à répétition. Lui qui défend la reconnaissance des enfants nés par GPA rappelle par ailleurs que la France compte « plus de 80 000 enfants nés par GPA et que ces 80 000 enfants méritent le statut français ».

" Mes enfants n'ont toujours pas de papiers français " Jarry dans @OnRefaitLaTele sur @RTLFrance pic.twitter.com/ZnWfmGpUu8

« Vous ne pouvez pas apprendre à un âne à devenir un cheval de course »

La particularité de « Vic » et « Tim » – les surnoms que Jarry donne à ses enfants sur les réseaux sociaux pour protéger leur anonymat – ne réside pas dans leur naissance grâce à une mère porteuse. C’est le fait que leur père soit une célébrité qui change certaines choses dans le quotidien de leur papa. Le comédien et animateur télé a en effet été la cible de nombreuses attaques, notamment sur les réseaux sociaux, à la suite de la naissance de sa progéniture. « J’ai reçu de nombreux messages violents parce que vous ne pouvez pas apprendre à un âne à devenir un cheval de course », résume-t-il. Aussi prend-il le parti d’inviter « les gens à faire quelque chose qui est très simple : aimer ».

Outre la vie publique et la GPA, la vie quotidienne de la famille de Jarry reste très ordinaire : lui aussi a vécu la rentrée des classes jeudi 2 septembre, comme des millions d’autres enfants. Mais tous les autres enfants n’ont peut-être pas vécu la situation cocasse de « Vic » et « Tim ». Trop ému par la séparation avec ses bouts de chou, Jarry a peiné à cacher son chagrin, au point de pleurer dans la salle de classe… dont il a été invité à sortir par l’institutrice. « Mais papa, on se revoit ce soir », lui a rappelé l’un de ses enfants, plein de lucidité.

Crédits photos : Zabulon Laurent/ABACA

Autour de

Source: Lire L’Article Complet