« Je l’allaitais mais j’étais trop maigre » : Anne Hidalgo, le témoignage déchirant de sa mère

Dimanche 7 novembre, Karine Le Marchand a donné la parole à cinq femmes politiques, parmi lesquelles Anne Hidalgo. La candidate à l’élection présidentielle s’est livrée sans détour, plongeant dans ses souvenirs les plus anciens, portée par sa mère qui face caméra, a témoigné de sa naissance, au milieu de la misère instaurée par la dictature.

Un récit bouleversant. Si Anne Hidalgo se rêve aujourd’hui première présidente de l’histoire du pays des droits de l’homme, rien ne la prédestinait à un tel avenir. Quand elle a vu le jour en 1959 en Andalousie, l’Espagne était alors habitée par la dictature, et la misère faisait rage. « Quand ma sœur est née, il y avait à peine de quoi manger, se souvient Mary Hidalgo dans Une ambition intime. Mes parents avaient un mal fou à trouver du lait pour bébé. »

Émue face au témoignage de sa sœur, la candidate du PS l’est davantage quand sa mère apparaît à l’écran pour raconter leur histoire. « On avait à peine de quoi manger, j’allaitais Anne, mais j’étais trop maigre, parce qu’on n’avait vraiment rien. Nous avions tous besoin de manger plus », se rappelle Maria Hidalgo. Bouleversée, Anne Hidalgo peine à cacher sa tristesse : « Mon père gagnait à peine de quoi nous nourrir. »

"Quand on a le vécu, on sait qu'on ne quitte pas son pays d'origine de gaieté de cœur"@Anne_Hidalgo raconte l'exil qu'elle a dû vivre dans son enfance.#UneAmbitionIntime, présenté par Karine Le Marchand, à 21.05 pic.twitter.com/X6E3Ij0oKE

L’exil de la famille Hidalgo : ‘un arrachement’

Née d’un père ouvrier et d’une mère couturière dans un pays dirigé par un dictateur, l’épouse de Jean-Marc Germain a vécu les trois premières années de sa vie dans une extrême pauvreté, avant de connaître l’exil. Pour offrir un avenir à leurs filles, Antonio et Maria Hidalgo ont choisi de quitter leur terre d’origine. « Je me souviens des odeurs de trains. J’ai des flashs qui me reviennent. On a atterri dans ce grenier, rue de la Charité à Lyon. Il y avait qu’un matelas au milieu et puis une petite lucarne en haut. Quand on a le vécu soi-même de ce chemin qu’est l’immigration, on sait qu’on ne quitte pas son pays d’origine de gaîté de cœur. C’est un arrachement. » Si Anne Hidalgo a construit sa vie en France, ses parents, eux, ont repris le chemin de l’Espagne.

Crédits photos : Capture d’écran M6

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