« Je veux faire part de mes regrets » : le mea-culpa de François Fillon en plein procès

Lors de son procès en appel ce mardi 16 novembre, François Fillon a évoqué ses regrets au sujet du Penelopegate. L’ancien candidat déchu de la droite regrette de ne pas avoir « compris suffisamment tôt que l’emploi des épouses pose question ».

L’élection présidentielle de 2022 est déjà dans toutes les têtes, alors que la droite n’a pas encore digéré son échec en 2017. La candidature de François Fillon avait été plombée par les affaires, notamment celle de l’emploi fictif présumé de son épouse, Penelope, qui avaient émaillé sa campagne et contribué à ternir son image. Plus de quatre ans plus tard, après s’être longtemps défendu bec et ongles, l’ancien Premier ministre a fait son mea-culpa ce mardi 16 novembre lors de son procès en appel. En juin 2020, il avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement dont trois avec sursis et deux ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. « Je veux faire part de mes regrets. Quand j’ai été nommé député, la moitié des députés embauchaient leur conjoint. C’est dans ce contexte que mon épouse a participé à mon action politique », a-t-il lancé dans son propos liminaire rapporté notamment par la journaliste de BFM TV Clémence Dibout sur Twitter.

« J’ai des regrets de ne pas avoir compris suffisamment tôt que l’emploi des épouses pose question. Des regrets pour le débat démocratique et pour mon épouse, marquée à vie par cette affaire. Rien ne pourra jamais effacer la violence qu’elle a subi », a poursuivi François Fillon ce mardi 16 novembre. La veille, Penelope Fillon avait confié s’être « sentie ridiculisée, même parfois humiliée ». En juin 2020, l’ancienne attachée parlementaire de son mari avait alors été condamnée à trois ans d’emprisonnement avec sursis, 375 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité. « J’ai décidé de faire appel car je ne me reconnais pas dans le jugement. (…) J’étais tétanisée au point de ne pas pouvoir m’exprimer comme je l’aurais voulu », a-t-elle déclaré ce lundi 15 novembre dans des propos rapportés par 20 Minutes. Après ce nouveau jugement en appel, le couple espère tourner définitivement cette sombre page. À 67 ans, François Fillon est retraité forcé de la politique, mais il continue à rester très actif dans le monde des affaires.

#procesFillon. Propos liminaire de François Fillon pour son procès en appel ´je veux faire part de mes regrets. Quand j’ai ete nommé deputé, la moitié des deputes embauchaient leur conjoint. c’est dans ce contexte que mon épouse a participé a mon action politique’ @BFMTV

Sa nouvelle vie loin de la politique

« Aujourd’hui, j’ai quitté la scène publique et je développe mes activités de conseil international », confiait-il dans les colonnes du Monde en juin dernier. « J’ai accompagné plusieurs entreprises européennes en Russie ces derniers mois et c’est dans ce cadre que l’on m’a proposé de siéger au conseil d’administration de plusieurs sociétés russes », expliquait alors celui qui avait remporté la primaire de la droite en 2017. Dès cette année-là, François Fillon avait fondé Apteras, une société de conseil dont il est, selon un document officiel, le président. C’est à ce titre qu’il est entré au conseil d’administration du groupe pétrolier Zaroubejneft, dont la Russie est propriétaire. « Il est heureux dans ce qu’il fait. (…) Il n’a plus de comptes à rendre à qui que ce soit. Il a retrouvé une liberté qu’il a au fond toujours cherchée et souhaitée », a confié auprès de Gala.fr Véronique Jacquier, l’auteure du livre François Fillon, l’homme qui ne voulait pas être président, publié aux éditions L’Artilleur en 2019.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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