Jean Castex, accusé d’avoir raté le déconfinement, pousse un gros coup de gueule

La journée du 29 octobre 2020 de Jean Castex a été très chargée. Entre sa conférence de presse, pour détailler le nouveau confinement, et l’attaque terroriste de Nice, il a aussi dû jongler avec les nombreuses critiques dont il est la cible.

  • Jean Castex

Jeudi 29 octobre 2020, Jean Castex a sans doute vécu l’une des plus longues journées en tant que Premier ministre depuis qu’il est arrivé à Matignon. Il faut dire qu’elle a été marquée par la gestion de la crise sanitaire, mais également par un nouvel attentat terroriste. Après avoir longuement expliqué devant l’Assemblée nationale pourquoi le gouvernement n’a pas eu d’autres choix que d’imposer un nouveau confinement aux Français, un de ses collaborateurs lui a glissé un papier pour l’informer qu’une nouvelle attaque a eu lieu sur notre territoire. Il n’a pas hésité à en informer le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, afin d’observer une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Nice. Alors qu’il quitte l’hémicycle pour rejoindre le ministère de l’Intérieur, l’opposition ne manque pas de lyncher le Premier ministre. Ils sont nombreux à dénoncer un mauvais déconfinement. Le chef de file des députés Les Républicains, Damien Abad, met en cause “le déconfinement raté“, et prévient que le prochain ne doit pas être “synonyme de déconfiture“, comme le rapporte Le Parisien.

Jean Castex ne supporte pas qu’on critique la politique du déconfinement

Des critiques qui ont particulièrement agacé Jean Castex qui n’a pas hésité à réagir lors de son retour au sein de l’Assemblée nationale. “Si nous avons soi-disant raté le déconfinement en France, alors il a été raté partout !“, a-t-il lancé sans doute piqué à vif. En effet, avant d’intégrer le gouvernement, il se faisait appeler “Monsieur déconfinement”, puisqu’il a été l’homme de l’ombre de cette période très importante. Quelques heures plus tard, au Sénat, il est une nouvelle fois la cible des critiques. Cette fois-ci, il perd son calme et sa voix le trahi puisqu’elle part dans les hauteurs. Il ne supporte pas que l’on accuse le gouvernement d’être “le jouet du conseil scientifique“. Une journée donc très chargée pour le bras droit d’Emmanuel Macron qui n’avait pas l’intention de se laisser faire.

A lire aussi : 185 millions d’euros : le gouvernement Castex, plus cher de la Ve République ?

Nos meilleurs conseils chaque semaine par mail pendant 2 mois.
En savoir plus

Source: Lire L’Article Complet