Jelena Ristic, le roc de Novak Djokovic

Portrait. – Jelena et Novak se sont rencontrés au lycée. Depuis, ils se sont mariés et ont eu deux enfants. Qui est la femme que l’on voit chaque année dans les gradins de Roland-Garros ?

Sourire Colgate et crinière dorée. Dans les gradins, pendant les matchs de Novak Djokovic, on ne voit qu’elle. Elle, c’est Jelena Ristic, l’épouse du finaliste de Roland-Garros, et numéro 1 du tennis mondial. Le couple s’est dit oui il y a six ans sur la presqu’île de Stevi Stefan, au Monténégro, et file (presque) le parfait amour depuis plus d’une décennie.

Un mariage et deux enfants

Novak et Jelena Djokovic quittent un dîner organisé par la Fondation Novak Djokovic. (Londres, le 8 juillet 2013.)

Jelena et «Djoko» se rencontrent au lycée, à Belgrade, dans leur Serbie natale. À cette époque cruelle où les amours de jeunesse durent rarement plus que le temps d’un slow. Malgré la distance et les nombreux déplacements du joueur – compétition oblige – le couple parvient à déjouer les pronostics, et à faire taire les mauvaises langues. En 2014, trois mois après son mariage quasi princier, dont le coût est estimé à 500.000 euros, le duo accueille Stefan, son premier enfant. Le blondinet a, depuis, bien grandi. Grand-frère d’une petite Tara née en septembre 2017, il s’affiche désormais lui aussi dans les gradins aux côtés du staff technique de Novak Djokovic.

À 34 ans, Jelena est toutefois loin de se considérer comme une simple «femme de tennisman». Pour le comprendre, il suffit de lire sa biographie Twitter : «Directrice de la fondation Novak Djokovic». Cet organisme de bienfaisance œuvre pour les enfants serbes défavorisés, notamment ceux qui n’ont pas accès à l’éducation. Très suivie sur les réseaux sociaux (516.000 sur Instagram ; 133.000 sur Twitter), la Serbe poste sa vie en clichés. Vacances en famille à Londres, excursions en montagne, tutos coiffure… Tout est prétexte à être partagé. Y compris le quotidien trépidant de ses deux caniches tant adorés, Tesla et Pierre.

Entrepreneuse et philanthrope

Sur Instagram, Jelena Djokovic met aussi sa notoriété au service de causes nobles. Sa ancienne présentation sur Instagram le démontrait d’ailleurs très bien : «Partager mon amour pour l’éducation, la philanthropie, le travail, les animaux, le sport et la nourriture saine.»

Pour asseoir ce statut, la jeune femme a lancé courant 2015 le magazine Original. Celui-ci donne la parole à des personnalités, invitées à s’exprimer sur des sujets divers. L’objectif, expliquait la femme entrepreneuse dans un article publié sur le site de la fondation Novak Djokovic (la boucle est bouclée), est «d’intéresser les étudiants à la culture, à l’éducation, aux arts, aux sports et aux sciences». Le premier numéro comptait parmi ses pages une interview d’Anna Wintour, rédactrice en chef de l’édition américaine du magazine Vogue, autrement dit LE gourou vivant de la mode. Cet univers, la femme de «Djoko» l’affectionne tout particulièrement. Sa robe de mariée avait été dessinée par Sarah Burton, la créatrice artistique d’Alexander McQueen, qui avait conçu celle de la duchesse de Cambridge, Kate Middleton, en 2011.

Face aux rumeurs d’infidélités

Jelena Djokovic dans les gradins de l’US Open. (New York, le 5 septembre 2018.)

La vie de Jelena, un conte de fée ? Pas vraiment. 2017 signe l’année noire de Novak Djokovic. Aucun Grand Chelem ni Masters 1000 au compteur, le tennisman peine à maintenir le niveau. En coulisses, on dit que son couple bat de l’aile. En cause : les infidélités du champion de tennis. John McEnroe y va même de son petit commentaire. «Il a des problèmes hors du court avec sa famille. Si vous êtes distrait par quelque chose, vous n’êtes plus le même joueur. La personne qui me vient à l’esprit immédiatement quand je pense à Novak n’est pas un joueur de tennis mais un golfeur : Tiger Woods. Il a eu des problèmes avec sa femme, il est sorti des rails, maintenant il n’est plus que l’ombre de lui-même.»

Malgré de nombreux démentis, force est de constater que les rumeurs ne se sont toujours pas essoufflées. Ce qui a conduit «Djoko» a sortir de son silence, en juin 2020. «Je ne lis pas ou ne suis pas les médias, la plupart du temps je ne le fais pas, assure-t-il dans un entretien accordé à Blic. Donc je ne suis pas contrarié. Je comprends qu’il est plus intéressant pour les gens de lire “Nole et Jelena divorcent” que “Nole et Jelena sont très amoureux” Mais cela n’affecte pas Jelena et moi non plus parce que nous nous aimons vraiment.» Puis d’ajouter : «C’est la personne la plus complète que je connaisse. Ouverte et pleine de soutien. Je grandis avec elle, tout comme j’essaie de la faire grandir avec moi.» Exit les ragots, Jelena, elle, n’a pas manqué à soutenir son homme. Que ce soit à Roland-Garros ou ailleurs.

*Cet article, initialement publié le 25 mai 2016, a fait l’objet d’une mise à jour.

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