« J'irai en taule » : à 86 ans, Brigitte Bardot n'est pas près de s'assagir

L’idée d’aller peut-être un jour en prison la fait rire. Dans Paris Match, Brigitte Bardot, déjà condamnée pour incitation à la haine raciale, affirme qu’elle va continuer quitte à aller « en taule ».

« Une vie au service d’une cause. » C’est la devise qui est affichée dans le profil Twitter de Brigitte Bardot. Elle a 86 ans, et pourtant il n’est pas question pour elle de prendre sa retraite dans sa carrière de défenseuse des animaux. Sa dernière action en date : une lettre destinée à Barbara Pompili après la contamination à la Covid-19 de visons dans un élevage d’Eure-et-Loir. Alors que les animaux ont été abattus, l’ancienne star de cinéma demande à la ministre de la Transition écologique de ne pas attendre 2025 pour fermer les derniers élevages français. Un combat qui l’a conduite parfois à déraper quitte à être condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale entre 1997 et 2008. De quoi la faire réfléchir ? « Pas du tout », répond-elle dans une interview accordée à Paris Match.

Celle qui a vanté les mérites de Marine Le Pen avant de s’afficher en 2018 avec un Gilet jaune ne regrette rien. « Je m’en fous, et je vais être condamnée encore… », prévient l’ancien sex-symbol qui a récemment insulté le président de la fédération de chasse, Willy Schraen. Un homme qui va devoir s’habituer aux noms d’oiseaux lancés par Brigitte Bardot. « Il n’a pas fini de m’entendre celui-là ! Je n’arrête pas d’être mise en examen pour tout un tas de trucs, et je continue, rien ne m’arrête », annonce-t-elle celle qui affirme avoir donné tout l’argent qu’elle avait à sa fondation.

Rien ne peut l’arrêter, même pas l’idée de finir un jour en prison. Une idée qui la fait rigoler. « Le peu [d’argent] qu’il me reste, comme je n’ai pas besoin de beaucoup, je peux le leur laisser. Et s’il n’y en a pas assez pour payer les dommages, j’irai en taule. Ça, ça me ferait rire », explique la présidente de la fondation Brigitte Bardot dans Paris Match.

Elle persiste et signe

Un entretien dans lequel elle plaide « pour un gouvernement autoritaire, capable de mettre de l’ordre dans le fourbi dans lequel nous vivons ». Ce n’est pas sur Emmanuel Macron et Jean Castex qu’elle semble compter pour réaliser le souhait de celle qui affirme savoir « peser le pour et le contre des propositions, des arguments développés par chaque parti politique ». « Quand je pense que le gouvernement actuel laisse en marge de pauvres citoyens qui, même en travaillant dur, doivent vivre avec moins que les aides concédées à tous ces migrants qui nous assaillent, ça me révolte ! », lance celle qui affirme n’en avoir « rien à foutre de l’humanité ».

Article réalisé avec l’agence 6Médias

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