Jordan Bardella à “la place du mort” au RN ? “Il y aura peut-être une exception à la jurisprudence”

Président par intérim et numéro deux du Rassemblement national, Jordan Bardella est en lice pour devenir le président titulaire du parti. Une « place du mort » qui ne l’effraie pas au contraire : « Il y aura peut-être une exception à la jurisprudence », a-t-il soufflé dans Le Parisien, ce vendredi 10 juin.

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  1. Jordan Bardella


  2. Marine Le Pen

Du haut de ses 26 printemps, Jordan Bardella s’émancipe. Président intérimaire du Rassemblement national, le poulain de Marine Le Pen pourrait être le prochain président titulaire du parti lorsque celle-ci annoncera sa démission. Une passation que le député européen de 26 ans évoquera sans nul doute dans le chapitre « Le monde qui vient » de son ouvrage en cours d’écriture. Et si de « Stirbos à Mégret en passant par Gollnisch ou Philippot, la place du numéro 2 au FN-RN est traditionnellement celle du mort », assure Le Parisien dans ses colonnes ce vendredi 10 juin, le compagnon de Nolwenn, nièce de sa patronne ne la craint pas : « Il y aura peut-être une exception à la jurisprudence« , a-t-il répondu sans détour à nos confrères.

« Lionceau«  de l’ex-candidate à la présidentielle, Jordan Bardella doit encore faire ses preuves au RN : « Marine Le Pen a la légitimité pour que tout le monde ferme sa gueule. Lui, non. S’il est président, on ne sera plus un parti bonapartiste« , l’a épinglé un haut dirigeant du parti. Plus identitaire que sa patronne, le député européen né à Dancy nourrit pourtant « une divergence d’analyse«  claire avec cette dernière : « Alors qu’elle, ne jure que par le clivage entre mondialistes et patriotes », l’ex-assistant parlementaire défend l’idée que « le grand affrontement qui vient, c’est ordre contre désordre« .

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Jordan Bardella : « on grandit vite sur le champsde bataille »

Reconnaissant, le député de 26 ans veut aller plus loin au sein du Rassemblement national : « Déjà aux européennes, on a dit que j’étais une marionnette, un pantin. Mais on grandit très vite sur le champ de bataille« , rétorque-t-il à ceux qui doutent. Pas de quoi convaincre l’un de ses anciens meilleurs amis : « Ce n’est pas parce que l’on est couronné qu’on a le pouvoir« , a fustigé celui-ci à nos confrères.

Crédits photos : Baptiste Autissier / Panoramic / Bestimage

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