La mère d'Alexia Daval, Isabelle Fouillot lit une lettre qui chamboule

Au troisième jour de son procès devant la cour d’assises de Haute-Saône, ce mercredi 18 novembre, Jonathann Daval a affronté sa belle-mère. Isabelle Fouillot lui a lu une carte très intime, écrite par Alexia.

Ce mercredi 18 novembre, Jonathann Daval affrontait ses beaux-parents devant la cour d’assises de Haute-Saône, à Vésoul. En début de procès, Isabelle Fouillot demandait à s’adresser « à l’accusé ». Celle qui pleure sa fille Alexia, depuis le 30 octobre 2017, assurait avoir une « surprise » pour lui : une carte rédigée par la victime à l’occasion d’une Saint-Valentin, retrouvée dans ses affaires. Ce mercredi soir, le journaliste Dominique Rizet a lu un extrait de la lettre sur le plateau de BFMTV.

« Mon Valentin, pour t’avoir regardé un jour, le sens de ma vie a changé, a-t-il commencé. Ce regard échangé ne m’avait pas prévenu que j’allais tomber amoureuse d’une personne comme la tienne, un être atypique, aussi gentil. Que Diablotin, huit ans que nous nous connaissons, que nous partageons nos vies, que nous sommes un couple. À toi tout seul tu représentes mon ami, mon amant, mon confident. Tu es une des personnes les plus importantes dans ma vie et aussi Happy qui compte – Happy, c’est leur chat. À ce jour, tu m’es indispensable pour faire tourner ma Terre. » Une lettre qui « démontre qu’elle l’aimait », a rappelé le présentateur de BFM Story.

« La journée a été très dure »

La carapace de Jonathann Daval – jusqu’alors mutique depuis le début du procès – s’est fendue. « Il a été touché quand je lui ai lu la carte de Saint-Valentin d’Alexia, il pleurait », a affirmé Isabelle Fouillot au micro de BFMTV. Un trop-plein d’émotions qui aura sans doute contribuer à son malaise, en ce troisième jour d’audience. Un incident qui n’étonne guère Me Randall Schwerdorffer, un de ses avocats. « Émotionnellement, la journée a été très dure. (…) Les témoignages (ndlr : de ses beaux-parents) ne l’ont pas laissé indifférent », a-t-il assuré. Ce malaise a écourté «ce moment de vérité ». Invité sur le plateau de l’émission, Pascal Neveu, directeur de l’Institut français de la psychanalyse active, a estimé « qu’il faut qu’il se libère totalement de ce qu’il s’est passé, qu’il raconte tout, même si c’est affreux, même si c’est odieux ».

Article réalisé avec l’agence 6 Médias

Crédits photos : Bruno Grandjean / Panoramic / Bestimage

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