La ministre Barbara Pompili en a gros sur le coeur : « Je me sens seule »

Très investie dans le déploiement des énergies renouvelables, Barbara Pompili a réaffirmé la volonté du gouvernement d’accélérer dans ce domaine lors d’un récent déplacement au Havre. Mais selon des propos rapportés par L’Obs ce jeudi 15 juillet, la Ministre de la Transition écologique a aussi fait savoir qu’elle se sentait “seule” dans ce combat.

Un an après sa prise de fonctions au gouvernement, Barbara Pompili a semble-t-il toujours du mal à faire entendre sa voix. Lors d’un déplacement au Havre le 5 juillet dernier, la ministre de la Transition écologique a redit la volonté du gouvernement d’accélérer en matière d’énergies renouvelables, notamment au sujet de l’éolien. À cette occasion, celle qui a été Secrétaire d’État chargée de la Biodiversité en a également profité pour visiter l’usine Siemens-Gamesa, un vaste chantier toujours en construction, qui a pour objectif de “livrer les premiers parcs éoliens en 2023“, comme l’a précisé France 3. Mais face aux réticences de certains, Barbara Pompili a fait savoir qu’elle en avait gros sur le coeur : Je me sens seule. J’aimerais que ceux qui me donnent des leçons soient là pour mener des combats qui ne sont pas idéologiques“, a confié l’intéressée, selon des propos rapportés par L’Obs ce jeudi 15 juillet.

La volonté de la ministre de la Transition écologique d’augmenter de 45 % la production d’énergie éolienne a fait couler beaucoup d’encre. Si cette idée n’a pas plu à certains habitants, elle a également été critiquée par les pêcheurs, qui ne veulent pas voir leurs zones de pêche envahies par les éoliennes. “Ce qu’il faut, c’est vraiment être le plus en discussion, en dialogue avec tous les acteurs, pour essayer de trouver les meilleurs arrangements pour que les pêcheurs puissent évidemment continuer à pêcher, et que cette industrie puisse se mettre en place”, a déclaré Barbara Pompli auprès de nos confrères de France 3. Et d’ajouter : “Vous savez, on est très en retard par rapport au reste de l’Europe. On a le premier potentiel européen en énergie éolienne offshore, et on en n’a pas une d’éolienne, aujourd’hui…

Barbara Pompili lâchée par les écologistes

Désireuse de développer ce moyen de production d’énergie sur le plan national, Barbara Pompili n’a pas l’intention d’abandonner ce projet : “Les éoliennes ne sont pas ma danseuse, mais une nécessité”, a-t-elle martelé dans les pages de L’Obs. Dans ce combat, la ministre aurait aimé recevoir le soutien de son ancien camp : “Dans ce combat dur, qui se mène sur le terrain, j’aimerais entendre davantage les écologistes !

Pour l’heure, l’animateur Stéphane Bern est l’un des rares à être monté au créneau pour dénoncer l’installation massive d’éoliennes dans le pays. Dans une tribune publiée dans Le Figaro fin mai, il a estimé que les éoliennes étaient “une négation de l’écologie” : “Il est grand temps de dénoncer cette supercherie. L’énergie éolienne n’est en rien écologique et renouvelable. Elle pollue gravement la nature et détruit le patrimoine naturel et bâti de la France”, a-t-il déclaré.

Crédits photos : Norbert Scanella / Panoramic / Bestimage

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