"L'art du crime" : les vrais agents de l'OCBC donnent leur avis sur la série de France 2

Lundi 22 novembre 2021, France 2 diffusait la nouvelle saison de sa série L’art du crime. Télé Loisirs s’est amusée à demander aux vrais agents de l’OCBC ce qu’ils pensaient de la série consacrée au trafic d’art.

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Voilà un sujet rarement abordé dans les fictions télévisées : le trafic d’art. Depuis 2017, France 2 passionne les téléspectateurs avec sa série L’art du crime. L’histoire d’Antoine Verlay, ancien policier de la brigade criminelle, qui s’associe avec l’historienne de l’art Florence Chassagne pour élucider des crimes en rapport avec le monde artistique. Les deux protagonistes évoluent au sein de l’OCBC, l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Nos confrères de Télé Loisirs se sont amusés à demander à de vrais agents de ce bureau un peu spécial ce qu’ils pensaient de la fiction de France 2, histoire de savoir si elle se rapproche particulièrement de la réalité de leur métier.

« On ne s’occupe pas des meurtres et ça n’arrivera jamais »

Premier constat : l’histoire d’Antoine Verlay, flic qui débarque dans la brigade sans connaître grand chose au monde de l’art, est parfaitement crédible selon Jean-Luc Boyer, commandant divisionnaire et adjoint au chef de l’OCBC : « Le profil recherché à l’OCBC, c’est avant tout des enquêteurs expérimentés. On demande une appétence pour le marché de l’art mais pas plus. Après, au fil des dossiers, ils acquièrent des connaissances » explique-t-il. En revanche, la série s’éloigne de la réalité en traitant d’affaires de meurtre dans le monde de l’art : « On ne s’occupe pas des meurtres et ça n’arrivera jamais. C’est la brigade criminelle qui s’en occupe » précise Nathalie Chanvallon, adjudant de gendarmerie. Il arrive en revanche que la brigade prête main forte dans des enquêtes du genre selon Jean-Luc Boyer : « Ce qui peut arriver, c’est que l’on vienne en appui aux enquêteurs saisis d’un meurtre. On donne des conseils sur des affaires de meurtres ou des affaires financières liées au trafic d’objets d’art » ajoute le commandant.

Une chose est sûre : peu importe son réalisme, L’art du crime plaît beaucoup à ceux dont elle relate le quotidien. « Je suis allergique aux séries policières, je ne les regarde pas parce qu’il y a toujours des aberrations, mais L’Art du crime j’ai accroché dès le départ. Je me régale. Si je manque un épisode, je le regarde en replay. Je les ai tous vus et j’attends la suite » s’enthousiasme le capitaine Christophe Bourdes.

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