Le député Ludovic Mendes menacé de décapitation : « Ce sont des terroristes de canapé »

Le député de Moselle Ludovic Mendes (LREM) a reçu des menaces de mort sur son site Internet. Il a exprimé sa colère ce mardi 23 novembre sur RTL.

« Je viendrai te décapiter. Un 7mm pour te neutraliser, un couteau pour te terminer. » Une menace de mort adressée à Ludovic Moselle, via le formulaire de contact de son site Internet. Ce mardi 23 novembre, le député LREM de la deuxième circonscription de Moselle a tiré la sonnette d’alarme face à la recrudescence des menaces de mort à l’encontre des députés. « Ce sont des terroristes de canapé. Je ne veux pas pousser à la confrontation mais en démocratie, on ne menace pas les gens », a-t-il déclaré sur RTL ce mardi 23 novembre avant d’ajouter : « C’est une base de la dignité humaine ».

Face à ces menaces, le député assure tenir bon car son « engagement est plus fort que le reste », mais admet que la situation est difficile à supporter pour ses proches très inquiets. « 60% des Français comprennent la violence contre nous. C’est comme si c’était normal. Or, on ne doit accepter la violence pour personne. On doit combattre une forme de terrorisme intellectuel », a-t-il assuré à nos confrères. « Ce matin encore, on proposait de me faire exploser. »

13% des Français jugent légitimes les violences envers les députés

Ces dernières semaines, les menaces de mort à l’encontre des élus se sont multipliées. Ce vendredi, certaines ont été adressées à plusieurs députés de l’Oise selon l’AFP. Fin octobre, des parlementaires de la majorité ont décidé de porter plainte suite à des menaces de mort corrélées au pass sanitaire. Au nom de l’ensemble de ses confrères, l’élu de 34 ans a également réagi sur son compte Facebook. « À vous, qui perdez votre temps à nous menacer, à nous insulter, à essayer de nous intimider. Je vous le dis clairement, vos menaces ne me font pas peur« , a-t-il écrit. Ludovic Mendes a assuré que ce n’est pas la première fois qu’il recevait des menaces et a décidé de porter plainte.

Selon un sondage, 13% des Français estiment légitimes les violences envers les députés. Face à ce déferlement de menaces, une référente a été désignée à l’Assemblée nationale pour « recueillir les signalements » et « conseiller » les élus.

Crédits photos : Capture d’écran RTL

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