Le mystère Charlène de Monaco, l'insondable princesse d'Albert II

Ils devaient fêter leurs 10 ans de mariage sur le Rocher en juillet, mais Charlène de Monaco, officiellement opérée en Afrique du Sud, n’était pas là. Assez pour relancer les vieilles rumeurs sur son couple avec Albert II. Et pour interroger le bonheur d’une princesse qui n’a jamais semblé à l’aise sous sa couronne.

«Son Altesse Sérénissime la princesse Charlène de Monaco a dû subir plusieurs interventions compliquées après avoir contracté une grave infection oto-rhinolaryngologique en mai», a dit le communiqué officiel du palais de Monaco, diffusé à la presse le 25 juin. «L’équipe médicale de la princesse lui a demandé de ne pas faire le voyage à Monaco car la princesse doit encore subir d’autres interventions et se rétablir.» Voici les raisons, de prime abord inattaquables, pour lesquelles la quadragénaire ne pouvait logiquement pas fêter ses 10 ans de mariage, le 2 juillet, avec Albert II. Des raisons qui n’ont pourtant pas convaincu la presse people. Pour Voici, Charlène connaîtrait de vives tensions avec son mari – «Tout le monde commence à croire qu’elle ne rentrera pas», aurait confié un «initié» au magazine. De son côté, le Daily Mail s’empresse de publier un article sur ce que l’on appelle la malédiction des Grimaldi. Grosso modo : au XIIIe siècle, une jeune Flamande kidnappée par Rainier Ier se serait vengée en jeter un sort sur sa descendance : aucun ne vivrait un mariage heureux. Fin juillet, Stéphane Bern signe un grand papier dans Paris Match, avec ce titre, explicite : «Charlène et Albert au bord de la rupture ?»

Depuis ? Charlène n’est pas revenue. Elle doit encore se reposer des suites de ses multiples opérations, entend-on à l’heure où sa porte-parole ne répond plus. Elle doit continuer à protéger les rhinocéros menacés d’extinction avec sa fondation. Fin août, Albert et leurs enfants, Jacques et Gabriella, sont allés lui rendre visite sur ses terres, où, d’après les journalistes allemands de Bunte, elle chercherait depuis longtemps une maison près de Johannesbourg. Sur Instagram, elle poste des messages qui se veulent rassurants – «Je suis tellement heureuse de revoir ma famille» – mais peine à convaincre. Une photo du couple publiée le 25 août, regards fuyants et étreinte crispée, semble tout dire.

https://instagram.com/p/CTAG-8NDNGM

En vidéo, Charlène et Albert de Monaco, 10 ans de mariage

Maudit mariage

Charlene de Monaco en larmes le jour de son mariage avec Albert II de Monaco, le 2 juillet 2011.

Pour comprendre les sursauts d’inquiétude de ces spécialistes des têtes couronnées, il faut revenir aux prémices du mariage de Charlene Wittstock, championne de natation sud-africaine, et Albert II de Monaco, secoué, déjà, par un mystère. Fin juin 2011, à l’aube du jour J pour le souverain monégasque, le site de L’Express affirme que la fiancée de 33 ans aurait tenté de prendre l’avion pour rentrer chez elle. Il affirme également qu’elle aurait été «interceptée» par la police de l’aéroport de Nice, à la demande de proches de la famille princière. Si les allégations sont immédiatement contestées par l’avocat d’Albert de Monaco, Thierry Lacoste, qui parle alors de «délire médiatique», l’image d’une princesse fuyante et mal dans sa place, va rester, et s’installer. «Beaucoup ont eu cette impression d’un mariage arrangé, c’est vrai», se souvient Philippe Delorme, historien spécialiste des monarchies, auteurs des Plus belles heures des Grimaldi et de Monaco (éd. La Boîte de Pandore). Du si médiatisé jour J, les plus dubitatifs retiendront d’ailleurs cet instant où Charlène dépose son bouquet dans la petite chapelle Sainte-Devote, avant de fondre en larmes.

Albert II de Monaco et Charlene Wittstock, quelques semaines avant leur mariage, au gala de l’amfAR, le 19 mai 2011.

Depuis, plus de sanglots ni d’interventions policières, mais un regard souvent mélancolique et de nombreuses absences. «Personne n’ignore depuis des années que Charlène, dès qu’elle le peut, fuit le protocole, partageant son temps entre le refuge provençal de Roc Agel, offert par Rainier à Grace, une maison en Corse, prêtée par des amis, et des vacances en Turquie. Quand elle s’attarde sur le Rocher, ce n’est pas au Palais qu’elle réside mais place de la Visitation, au-dessus de la chocolaterie de Monaco, dans l’ancien appartement de la princesse Stéphanie, mis à sa disposition», écrit Stéphane Bern dans Paris Match. L’isolement serait une manière pour l’ancienne championne de rester elle-même, de refuser le moule qu’on lui a pourtant offert sur un plateau d’argent : celui de Grace Kelly, à qui elle ressemble tant. Comme elle, elle a une ascendance germanique. Comme elle, elle est grande et sculpturale, blonde et diaphane. «Albert a choisi une épouse qui ressemble énormément à sa mère, et Charlène s’est vraisemblablement sentie très mal à l’aise dans ce rôle de “Grace Kelly” qu’on a voulu qu’elle joue», décrypte Philippe Delorme. «Comme dit Karl Marx, l’histoire se répète, la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce.»

Princesse rebelle

Charlene de Monaco avait opté pour une coupe punk lors d’une distribution de cadeaux de Noël au Palais princier. (Le 16 décembre 2020.)

Charlène, sans doute, n’avait pas envie de rire. Elle a bien essayé de se calquer sur ce que l’on attendait d’elle, troquant son look de sportive contre celui de princesse ; s’adonnant à quelques retouches de chirurgie esthétique. Mais le moule s’est vite fissuré. Ses changements de look se sont fait plus aventureux, plus rock – un perfecto jaune fluo au Tour de France 2020, un béret et des gants en cuir noir pendant les fêtes de Noël de la même année…. – et ses coiffures – longues, courtes, blond platine, minifrange… – beaucoup plus engagées. Sa dernière transformation capillaire, un «half-hawk» inspiré des indiens Mohawks, sorte de coupe au bol d’un côté, crâne rasé de l’autre, reste la plus grande audace jamais vue chez une tête couronnée.

https://instagram.com/p/CSTbrnwji_s

Un peu comme Melania Trump pendant le mandat présidentiel de son mari, Charlène de Monaco s’exprime comme elle peut, à coups de combinaison camouflage (portée sur ses dernières photos avec Albert) et de clins d’œil tribaux. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand va-t-elle pouvoir tenir éloignée de ses enfants, et de ses devoirs ? Jusqu’à quand la lutte contre le braconnage des rhinocéros peut-il rester la priorité de la princesse de Monaco ? Jusqu’à quand Albert II de Monaco va-t-il supporter cet affront qui frise le ridicule ? Qu’avait-on promis à Charlene Wittstock pour qu’elle accepte ce rôle qu’elle n’a finalement jamais aimé ? Que veut-elle exactement ? Ou que ne veut-elle pas ? Telle est la question… qui parcourt le Rocher. Et alentour.

Source: Lire L’Article Complet