L’été où… Emmanuel Macron a dû quitter précipitamment le fort de Brégançon

Emblème des vacances estivales des présidents français, le fort de Brégançon accueille chaque été Emmanuel Macron et Brigitte Macron. Soumis à ses fonctions, il arrive pourtant que le chef de l’État soit contraint de quitter son lieu de villégiature, comme ce fut le cas le 25 juillet 2019, il y a trois ans pile…

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte s’apprêtent à quitter la France en ce lundi 25 juillet pour rejoindre le Cameroun, d’après ce qu’ont indiqué nos confrères du Point le 22 juillet dernier. Ils feront ensuite étape au Bénin et en Guinée-Bissau pour une tournée inédite sur le continent africain, avant de rejoindre le fort de Brégançon, dans la commune de Bormes-les-Mimosas, pour profiter de plusieurs semaines de vacances au soleil. Ce lieu de villégiature, auquel le président reste fidèle depuis son premier mandat, lui offre un repos bien mérité, loin du tumulte parisien. Mais il ne le met pas à l’abri de ses fonctions de chef de l’État… Il y a trois ans jour pour jour, le marcheur avait été obligé de quitter précipitamment le fort pour assister à un événement bien triste… Il s’agissait des obsèques du président tunisien Béji Caïd Essebsi, décédé à l’âge de 92 ans, comme l’avait annoncé Femme Actuelle.

L’annonce du décès est survenue un jour à peine après l’arrivée du couple présidentiel sur le fort de Brégançon. Emmanuel et Brigitte Macron avaient en effet posé leurs valises le mercredi 24 juillet dans la résidence d’État, puis ils avaient été avertis de la nouvelle le jeudi 25 juillet, jour de la mort de Béji Caïd Essebsi qui, coïncidence, s’avère être aussi le jour de fête de la République tunisienne. L’ancien ministre de l’Économie s’était donc rendu le matin du samedi 27 juillet à Tunis pour assister aux obsèques de son feu homologue, et était rentré le soir même dans le Var auprès de Brigitte. « Le Président de la République présente à la famille du Président Béji Caïd Essebsi ses sincères condoléances. (…) La France perd un ami et la République tunisienne un dirigeant courageux qui aura présidé son pays dans un moment essentiel de son histoire, où il aura résisté à tous les obscurantismes pour bâtir l’avenir, la démocratie et le progrès », avait annoncé en parallèle le palais de l’Élysée dans un communiqué officiel.

>> Les Premières dames en vacances au Fort de Brégançon

Un week-end dans les Pyrénées écourté à cause des Gilets jaunes

Ce n’était pas la première fois que les vacances d’Emmanuel Macron avaient dû être interrompues en raison de l’actualité. En mars 2019 par exemple, le président avait été contraint de rentrer plus tôt que prévu de ses vacances au ski à la Mongie, à Barèges, dans les Hautes-Pyrénées, à cause de la crise des Gilets jaunes. Habitué des lieux, qu’il fréquente depuis son enfance, le chef de l’État avait annoncé à la Dépêche du Midi vouloir rester quelques jours pour descendre les pistes : « Je vais passer deux-trois jours ici pour me ressourcer, retrouver des paysages et des visages amis », avait-il confié, chaussé de ses skis.

Ce week-end à la montagne avait toutefois suscité de vives critiques, ayant eu lieu dans un contexte de crise sociale particulièrement tendu en France. Piquée par les attaques qui visaient son mari, Brigitte Macron avait alors pris sa défense sur d’Europe 1, révélant ainsi les dessous de cette escapade hivernale : « C’était moi qui lui avait préparé une escapade. Dès qu’il a pris conscience de ce qui se passait, il est parti. C’était évident ».

Crédits photos : Lionel Urman / Panoramic / Bestimage

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