Mathilde Panot cash sur son “image de harpie” : “Tant mieux s’ils ont peur de moi”

Dans les colonnes de Libération, ce jeudi 4 août, la députée LFI Mathilde Panot a fait des confidences sur la place des femmes dans le milieu politique et sur les critiques qu’elle essuie quotidiennement de la part de ses homologues masculins.

Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale a accordé une interview à Libération, ce jeudi 4 août. L’occasion pour elle de parler de la place des femmes en politique, au Palais Bourbon, et des difficultés rencontrées dans ce milieu encore essentiellement masculin. Dans les colonnes de nos confrères, la députée de 33 ans s’est également confiée sur la manière dont on a pu la sous-estimer depuis le début de sa carrière et notamment au sein de l’Hémicycle, à cause de ses prises de parole cash.

« Pour l’instant, je ne vois pas de changement radical. J’ai toujours une image de sauvage, de harpie », a-t-elle déclaré, en se concentrant sur le positif : « Mais tant mieux s’ils ont peur de moi. » En faisant référence à ses adversaires à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot a ajouté : « Ils tourneront peut-être sept fois leur langue dans leur bouche avant de nous injurier ou de nous dénigrer. Et nous, on ne laissera rien passer. » Décidée à continuer de parler haut et fort, même si cela dérange, elle s’est vantée d’avoir, au sein de La France Insoumise, « beaucoup de femmes à des postes de responsabilités », que ce soit Caroline Fiat, Clémence Guetté ou encore Manon Aubry.

Une femme politique souvent qualifiée, avec ses consœurs, « d’hystérique »

Malgré tout, Mathilde Panot reste réaliste et se rend compte du chemin qu’il reste à parcourir, avec ses consœurs pour obtenir de la crédibilité et de la reconnaissance auprès de la majorité d’hommes politiques : « Mais le combat n’est pas fini. Quand vous êtes une femme, vous devez toujours en faire 15 fois plus. » C’est pourquoi elle ne cherche pas à prendre des pincettes pour s’imposer dans ce milieu masculin, comme elle l’a confié à Libération. « J’ai un style de parole un peu direct », a expliqué la jeune trentenaire, qui regrette qu’en tant que femme, il est facile de se faire « qualifier d’hystérique, de folle ». « Il ne faut pas lâcher. Ce n’est pas réservé aux hommes d’être des tribuns, et aux femmes d’être toutes douces et toutes discrètes, comme nous le prescrit notre genre. Ce temps-là est révolu », a-t-elle conclu avec fermeté et optimisme.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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