Mort de Bernard Tapie : qui occupera son hôtel particulier parisien ?

L’hôtel particulier de Bernard Tapie dans le 7ème arrondissement de Paris a été vendu à un autre homme d’affaires français en juin 2021, quelques mois avant sa mort, comme le rapporte Le Figaro le mardi 5 octobre 2021.

  • Bernard Tapie

Bernard Tapie a donné son dernier souffle dans son hôtel particulier du cossu 7ème arrondissement de Paris, le dimanche 3 octobre 2021. Cette propriété classée monument historique, située sur la rue des Saints-Pères dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, était déjà prête à accueillir un nouveau habitant. Comme le rapporte Le Figaro deux jours après le décès de l’homme d’affaires, ce dernier n’en était plus le propriétaire. D’après le quotidien, qui relaye une information du Canard Enchaîné, une autre fortune française en a fait l’acquisition : François Pinault, milliardaire qui a donné les rênes de son empire -dans lequel on compte notamment Gucci, Balenciaga et Yves Saint-Laurent- à son fils François-Henri et se consacre désormais à sa collection d’art contemporain. Cinquième fortune de France avec 41,5 milliards d’euros, il a déposé une offre de rachat de 80 millions d’euros au tribunal de Bobigny, en juin 2021.

Six mois pour quitter les lieux

François Pinault s’est proposé pour devenir le nouveau propriétaire de l’hôtel de Cavoye, datant de 1640, mais il ne comptait pas y poser ses valises instantanément. Selon les informations du Canard Enchaîne, il s’était mis d’accord avec Bernard Tapie, qui souffrait de cancers carabinés, et lui avait accordé un délai de six mois pour quitter les lieux.

L’ancien président de l’Olympique de Marseille avait acheté la propriété pour 100 millions de francs -l’équivalent de 26 millions d’euros aujourd’hui-, en 1986. En proie à d’énormes dettes, il essayait de la vendre depuis 2008. En septembre 2020, après qu’un technicien a tenté de lui couper l’électricité, Bernard Tapie, dont le patrimoine est chiffré à environ 300 millions d’euros, a déploré dans Le Parisien : « Je veux vendre mon hôtel particulier parisien mais le parquet s’est opposé à la vente, de même qu’il s’est opposé à ce que les saisies pénales effectuées par le juge Tournaire et libérées par ma relaxe soient versées en avance sur les créances réclamées par le CDR comme je l’avais proposé pour prouver ma bonne foi.« 

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