Mort de l’ancien ministre Bernard Debré, frère jumeau de Jean-Louis Debré, à l’âge de 75 ans

Bernard Debré, qui fut notamment ministre de la Coopération sous François Mitterrand mais aussi urologue, vient de nous quitter des suites d’un cancer. Il était le fils de Michel Debré et jumeau de Jean-Louis Debré, ancien président de l’Assemblée nationale.

Bernard Debré, l’ancien ministre de la Coopération d’Édouard Balladur, s’est éteint à 75 ans des suites d’un cancer. C’est sa famille qui a fait l’annonce à l’AFP, confirmant une information du Point. Il était le fils de Michel Debré, qui a participé à la rédaction de la Constitution de la cinquième République, mais aussi le frère jumeau de l’ancien président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré. Lui qui était urologue de formation a occupé de nombreuses fonctions politiques dans sa vie : il fut ainsi député d’Indre-et-Loire, puis de Paris, avant de prendre ses fonctions de ministre puis de devenir maire d’Amboise. Depuis l’annonce de sa mort ce dimanche 13 septembre 2020, les hommages fleurissent sur les réseaux sociaux. Annie Genevard, députée Les Républicains, exprime sa « grande tristesse », saluant une « personnalité forte et homme de grande courtoisie, [qui] a incontestablement marqué de son empreinte notre famille politique Les Républicains ».

Un médecin de conviction

Bernard Debré était aussi un grand médecin : chirurgien, professeur d’université, il fut chef du service d’urologie de l’Hôpital Cochin. Il a publié de nombreux livres de médecine durant sa carrière, traitants de l’éthique médicale : La France malade de sa santé (1983), Le Voleur de la vie, la bataille du Sida (1989), Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus (2002), Nous t’avons tant aimé. L’Euthanasie, l’impossible loi (2004). Son dernier combat fut ainsi consacré à défendre les patients : dans Dépression, antidépresseur : le guide (2008) coécrit avec son ami Philippe Even, il accuse l’industrie pharmaceutique de recycler sans cesse les mêmes molécules, et les médecins de prescrire des antidépresseurs, qui sont dans 80 % des cas inutiles.

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