Najat Vallaud-Belkacem crée des remous à gauche : « On a l’impression d’avoir été baladés »

La nouvelle ne passe pas. En annonçant sa candidature aux élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, Najat Vallaud-Belkacem a pris la gauche de court comme l’a relaté Le Monde ce dimanche 14 mars.

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  1. Najat Vallaud-Belkacem

Éloignée de la scène politique depuis 2017, à la suite des élections législatives, Najat Vallaud-Belkacem a pris tout le monde au dépourvu en annonçant sa candidature aux élections régionales de 2021. Même son propre camp. “On a l’impression d’avoir été baladés”, le maire socialiste de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, auprès du journal Le Monde ce dimanche 14 mars. “Depuis deux mois, nous étions engagés dans une démarche sincère de l’union de toutes les forces progressistes, conscients qu’il fallait un élan nouveau pour renverser la gestion autocratique de Laurent Wauquiez.” L’ex-ministre de l’Éducation nationale a décidé de s’en charger seule en briguant la présidence de la région d’Auvergne-Rhône-Alpes.

Une union difficile. Les Verts ont souhaité faire front commun face à Laurent Wauquiez, un “mini-Trump” aux yeux de l’ancienne ministre, à la tête de la région qu’elle convoite. La possibilité d’une alliance semble de plus en plus compromise : EELV projette de créer sa propre liste. Pourtant, l’épouse de Boris Vallaud ne ferme pas la porte aux négociations pour autant, à en croire l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem. “Najat a fait plusieurs types de propositions qui ont toutes été refusées à ce stade, nous confie celui-ci. “Elle a décidé d’y aller pour montrer à qui en doutait qu’elle était sérieuse dans son envie d’y aller et dans son attachement à cette région.” Et de préciser : “c’est juste un rapport de force qui s’installe.”

Retour dans le “tourbillon politique”

Najat Vallaud-Belkacem a donc effectué son premier déplacement de campagne à la Maison des enfants d’Izieu, dans l’Ain et a retrouvé la lumière dont elle s’est éloignée. Après deux ans au sein de l’institut de sondages Ipsos, elle est devenue directrice générale de l’ONG One en France en mars 2020. Trois mois plus tard, c’est à Marrakech qu’elle a trouvé une nouvelle voie, en tant que professeure affiliée à l’université Mohammed VI Polytechnique. Le “tourbillon politique” n’a pas semblé lui manquer. “C’est quand même plus agréable, plus sympathique, j’ai presque envie de dire plus confortable que de se retirer de l’oeil public”, a-t-elle confié au micro d’Annre Roumanoff, pas plus tard qu’au mois de janvier 2021. Elle a finalement été rattrapée par sa première passion.

Crédits photos : LIONEL URMAN / BESTIMAGE

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