Nicolas Bedos : une mauvaise blague suscite la controverse, il répond

Nicolas Bedos n’en est pas à son premier coup d’essai. L’humoriste est en effet un habitué des blagues et autres traits d’esprits cyniques qui ont pris l’habitude d’enflammer les réseaux sociaux. Cette fois-ci, c’est une plaisanterie partagée lors de la finale de la Ligue des champions qui le voue aux gémonies. L’humoriste s’est donc fendu d’un droit de réponse publié sur le site internet du CRIF.

Nicolas Bedos

Nicolas Bedos est une personnalité du paysage audiovisuel français bien connu pour son humour caustique et ses insolentes plaisanteries. Le fils de Guy Bedos n’en est par ailleurs pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà créé le malaise après une malencontreuse « blague sur Patrick Devedjian » et s’est même fait accuser de racisme après s’être moqué de touristes asiatiques. « Une vanne dominicale » comme il l’avait précisé et pour laquelle il avait présenté ses plus plates excuses. Mais le réalisateur du prochain OSS 117 ne semble toujours pas avoir compris à quel point ses fulgurances pouvaient offusquer certaines personnes, voire carrément les blesser.

« Un Palestinien en week-end à Deauville »

Le soir de la finale de la Ligue des champions opposant le Paris Saint-German au Bayern de Munich, il a ainsi posté le message suivant : « Certains soirs, quand tu n’aimes pas le foot, tu comprends mieux ce que ressent un Palestinien en week-end à Deauville. » Un humour noir qui a immédiatement fait bondir le CRIF, obligeant le frère de Victoria à se fendre d’un communiqué publié sur le site internet de l’organisation. S’adressant à une dénommée Chloé, il se permet tout d’abord de rappeler que : « que rien ne nous autorise, ni vous ni moi, à statuer sur ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas. » Ces « petites impertinences », comme il les nomme lui-même, s’attaquent à tout le monde : « les profs, les flics, les pharmaciennes, les bretons d’origine espagnole, les arabes astigmates aussi bien que sur les lesbiennes hypermétropes et les danseurs cul de jatte protestants. » Il livre après un long paragraphe dans lequel il explique qu’une « caricature est par essence quelque chose d’erroné, d’excessif, parfois même d’absurde. » Assurant qu’il voulait simplement s’amuser de cette solitude qu’il ressent parfois devant un match de football, il préfère conclure sur les nombreux combats qu’il a menés contre le racisme et inviter son interlocutrice à rire ensemble. « Le rire est le propre de l’Homme » disait François Rabelais. Une phrase que ne renierait certainement pas Pierre Desproges…

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