Obsèques de Johnny Hallyday : cette dernière tenue inattendue qu'il portait dans son cercueil

Dans son livre J’irai nager dans plus de rivières, publié le 1er octobre aux éditions Gallimard, Philippe Labro raconte l’enterrement de son ami Johnny Hallyday, en décembre 2017.

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J’irai nager dans plus de rivières. Voilà le titre poétique du nouveau livre de Philippe Labro, publié le 1er octobre aux éditions Gallimard. Il y raconte des rencontres, des souvenirs, y écrit ses pensées. Le journaliste, écrivain et réalisateur de 84 ans y décrit notamment la mort de son fidèle ami Johnny Hallyday, cette nuit du 5 au 6 décembre 2017… et son enterrement. L’appel du manager de l’époque Sébastien Farran, la rencontre nocturne avec Laeticia Hallyday, la femme du Taulier, la découverte de Marnes-la-Coquette endeuillée… Tout est raconté dans les moindres détails. “Il est mort”, commence Philippe Labro. “Sébastien Farran m’appelle, le jeudi soir, pour dire que l’on souhaite que je prononce un hommage lors de la messe qui se tiendra à la Madeleine d’ici quarante-huit heures. Ce sera sans doute le premier discours qui suivra celui du président de la République. ‘On t’attend’, dit-il. La nuit est déjà tombée, il pleut, la voiture se fraie difficilement un chemin dans les voies étroites de Marnes-la-Coquette […] Laeticia me reçoit, elle pleure, elle est calme. Elle dit : ‘Il était debout, il est tombé, il a levé les yeux au ciel.’ Je demande ‘Puis-je le voir ?’ On va prévenir les gens du funérarium au mont Valérien. Alors, en voiture à nouveau sous la pluie dans la nuit.”

Une chemise de western pour le dernier voyage de Johnny Hallyday

Dans son livre, Philippe Labro explique également comment était présenté Johnny Hallyday dans son cercueil. “Au mont Valérien, protégé par des gendarmes comme s’il s’agissait d’un chef d’Etat, il y a, là encore, des anonymes debout sous l’eau qui tombe, sachant pertinemment qu’ils ne verront rien et n’auront accès à rien. Mais ils attendent”, reprend-il. “Les policiers sont prévenus, on me conduit dans un salon gardé par des hommes en civil, silencieux, qui m’accompagnent jusqu’au cercueil ouvert. Johnny est étendu, il a l’air tout petit, tout maigre, on lui a plus ou moins arrangé le visage, plus ou moins effacé les rides et les grimaces de douleur. Il est glabre, à l’exception d’une minuscule moustache noire. Il est bien sapé, avec une chemise de western de ville et lacet western en guise de cravate. Il n’a pas du tout l’air d’être Johnny. On dirait un étranger. Soudain me reviennent tous nos souvenirs partagés.” Il conclut, non sans émotion : “Tous ces souvenirs, je les avais déjà passés en revue à l’annonce de sa mort – qui n’était pas une surprise – mais dans ce funérarium, ils déferlent plus intensément alors que je me penche vers ce visage méconnaissable, comme celui d’une statuette chinoise ou inca, peu importe.”

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