Olivier Véran tenace : « Plus vous serez cash, plus je serai cash »

Alors que l’exécutif souhaite accélérer la campagne de vaccination contre le coronavirus, Olivier Véran s’est prêté au jeu des questions-réponses avec des “lecteurs vaccino-sceptiques” du Parisien. Le ministre de la Santé n’y a pas été par quatre chemins pour tenter de les convaincre.

Olivier Véran, le ministre de la Santé, ne mâche pas ses mots lorsqu’il parle de l’importance de la vaccination pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Alors que l’exécutif souhaite qu’un maximum de Français se fassent vacciner contre le coronavirus, le ministre de la Santé, très inquiet face à la quatrième vague, multiplie les prises de parole et les rencontres pour tenter de convaincre les plus réfractaires. Olivier Véran a justement échangé pendant une heure avec des lecteurs non vaccinés du Parisien, “sceptiques, voire réfractaires”.

Tout juste arrivé dans les locaux du quotidien, le ministre de la Santé a annoncé d’entrée la couleur : “Plus vous serez cash, plus je serai cash”, a-t-il prévenu. Pour Olivier Véran, le vaccin est la seule arme contre le variant Delta, beaucoup plus contagieux que les souches précédentes et qui provoque actuellement en France une explosion des nouvelles contaminations. L’un des lecteurs n’a d’ailleurs pas hésité à lancer : “N’êtes-vous pas en train de nous imposer une dictature ? Et le ministre de la Santé, qui a récemment perdu son sang-froid face à un sénateur, de répondre : “Si j’avais le temps, je passerais bien une soirée avec vous pour comprendre d’où vient votre détestation manifeste pour les pouvoirs publics.” Avant de reconnaître que la discussion était “plus calme” avec les lecteurs du Parisien qu’avec les parlementaires.

Olivier Véran défend corps et âme le projet de loi sur le pass sanitaire

Durant toute la semaine, Olivier Véran n’a pas ménagé ses efforts pour défendre le projet de loi relatif à la crise sanitaire. Il était notamment présent dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 juillet lors des débats à l’Assemblée nationale avant l’adoption du texte, en première lecture, ce vendredi peu avant 6 heures du matin. Et le ministre s’est montré agacé à plusieurs reprises. Alors que certains opposants sont revenus sur la fin de la gratuité des tests PCR en France à partir de cet automne, Olivier Véran a lancé : Vous n’allez pas nous prendre et prendre les Français pour des jambons en leur expliquant que les tests seraient payants en France et qu’ils seraient gratuits en Allemagne, c’est l’inverse, c’est exactement l’inverse.”

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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