« On va faire toute l’alphabet » : Patrick Pelloux inquiet sur des futurs variants de la Covid-19

Invité sur le plateau de BFM, ce jeudi 22 juillet, Patrick Pelloux a tiré la sonnette d’alarme sur la nécessité de repenser le système de santé français afin d’éviter l’apparition de nouvelles souches de la Covid-19, alors que le variant Delta part de plus bel dans l’Hexagone

Une spirale infernale. En plus de devoir appliquer les nombreuses règles sanitaires imposées par la pandémie, les Français doivent également se familiariser avec le nom des dérivés du virus. Après la Covid-19, également appelée SARS-CoV-2, les citoyens doivent maintenant assimiler le nom du variant Delta. Dès lors, il y a de quoi perdre son latin. Et ce n’est pas Patrick Pelloux qui dira le contraire. Invité sur le plateau de la chaîne d’information en continu BFM, ce jeudi 22 juillet, le Président de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) a tenu à tirer la sonnette d’alarme face à la montée en puissance du nombre de réanimation dans les hôpitaux lié à la nouvelle souche du virus. Selon lui, si “le système de santé français” ne change pas, le variant Delta marquera le début de l’apparition d’autres dérivés de la Covid-19. “On va rester encore des mois, voire des années, car là nous avons le variant Delta et on va faire tout l’alphabet grec, a-t-il assuré.

Pour le président de l’AMUF, cela ne fait aucun doute, “il y a une course contre la montre”. S’il précise que les services sont déjà saturés dans le Var, le praticien hospitalier ne cache pas sa crainte sur la “capacité des lits de réanimation en France, la souveraineté du pays sur les médicaments et le matériel” mais également “le manque de médecins”. Au cours de cette interview, Patrick Pelloux invite le gouvernement à repenser le système français dans l’hexagone et au-delà de ses frontières. “Si on ne combat pas ce qui se passe dans les pays émergents en aidant la vaccination dans des pays sous-développés, on va avoir des variants mutés sur ces zones-là et qui risquent d’être encore plus virulents.” Avant d’annoncer les chiffres du jour, Aurélie Casse affirme qu’“il y a urgence”. Près de “20.000 nouveaux sont recensés par jour”, soit “dix fois plus qu’il y a un mois”, tient à le rappeler la journaliste de BFM.

Vers une quatrième vague

Si les professionnels de santé s’inquiètent de la flambée des cas de Covid-19, il en est de même du côté du gouvernement. Lundi 19 juillet, à l’occasion d’une conférence de presse, Gabriel Attal a demandé aux Français de faire attention à eux et de respecter les gestes barrières afin de freiner la propagation du virus, en particulier celle du variant Delta qui est plus contagieux que la souche basique. “Le virus contamine à la vitesse de l’éclair”, a-t-il prévenu, l’air grave, face aux journalistes. Et de préciser que la Corse accusait une augmentation de 700% de son taux d’incidence.

Pour le gouvernement d’Emmanuel Macron, il est temps “d’agir”. En réponse aux anti-vaccins et autres personnes qui ne comprennent pas ces nouvelles mesures mises en place à la suite de l’allocution d’Emmanuel Macron, pour ralentir la progression de l’épidémie en France, Olivier Véran a lancé : “Je vais vous dire, si on pouvait ne pas mettre de pass sanitaire, on ne mettrait pas de pass sanitaire ! Et vous connaissez ma position intime, que j’ai dite devant vous et que j’ai rappelée à plusieurs reprises.” La quatrième vague de Covid-19 est en train de jouer les trouble-fêtes en cette période estivale alors que les vacances viennent à peine de commencer…

Crédits photos : CEDRIC PERRIN / BESTIMAGE

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